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Un mois intérieur dans le mont Wudang

French.china.org.cn | Mis à jour le 07. 12. 2015 | Mots clés : Wudang, arts martiaux, Kungfu

L'auteur jouant du baguazhang.

Un homme renouvelé

Zhang Liang, homme sympathique de 32 ans, surnommé l'assistant du maître, était là depuis neuf mois. Il était déjà en mesure de nous aider avec des diagnostics et des conseils... « Votre périnée n'est pas étanche, il laisse échapper le qi... Les jeux électroniques consument l'esprit, il faut les éviter. Quant au sexe, il faut le pratiquer avec modération, car il consomme beaucoup d'énergie vitale et fatigue l'esprit. Mal au dos ? C'est que le qi est bloqué ici. Entraîne-toi à faire ce mouvement, comme moi... » Ses condisciples lui étaient reconnaissants de les aider à résoudre leurs petits problèmes et de les guider vers la bonne direction.

Comme moi, il avait eu autrefois un emploi prestigieux. Né à Danjiangkou, la ville la plus proche de Wudangshan, et après avoir gagné à Guangzhou suffisamment d'argent pour pouvoir subsister plusieurs années sans travailler, il s'était installé avec sa famille dans le bourg de Wudangshan, au pied de la montagne. Pendant quelque temps, il y avait travaillé en tant que fonctionnaire dans l'administration du bourg. Un emploi stable, peu stressant. Au début 2015, il a démissionné pour passer une année sabbatique à apprendre les méthodes de santé de Maître Chen, en dépit de l'opposition catégorique de ses parents. Il se justifie : « À cette époque, ma santé était mauvaise. J'avais une hernie discale que je traînais depuis 8 ans, et une insuffisance rénale. Une spondylose cervicale me faisait une bosse au cou, ma colonne vertébrale se détraquait complètement. Comme j'avais pris l'habitude de boire de l'alcool et que je fumais trois paquets de cigarettes par jour, les médecins me jugeaient incurable ; et lorsque je regarde une photo de moi à cette époque, je vois moi-même que j'étais à l'article de la mort. »

Pourtant, il me semblait en bonne santé lorsque je l'ai rencontré chez Maître Chen. « Je suis presque guéri. C'est une résurrection ! » s'est-il exclamé. Mais il poursuit toujours ses méditations et ses efforts, tenant un journal où il consigne ses acquis et les sentiments qui le visitent. Normalement, lorsqu'il rencontrait des obstacles, il essayait d'abord de trouver des solutions par lui-même. « Il reste des obstacles à la circulation dans mon corps. Il me faut nettoyer les voies du qi. Comme tu l'as senti pendant la méditation debout, la force et l'énergie montent depuis les pieds, passent par les jambes, la hanche. Au bout de deux ou trois mois, je sentais la chaleur arriver vers mes reins. Puis, la guérison s'est propagée le long de la colonne vertébrale, dans mon dos, mes bras. Elle ne s'arrête pas, et moi non plus », m'a-t-il expliqué.

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Source: french.china.org.cn

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