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Selon Bain & Company, en 2009, le marché des produits de luxe en Chine a connu une croissance de 12 %, avec une part de marché mondiale de 27,5 %, et 50 % des achats étaient destinés à l'offre de cadeaux d'affaires.
« Des produits comme les montres Vacheron Constantin, les sacs Louis Vuitton, ou les cravates Ermenegildo Zegna, figurent parmi les préférences pour les cadeaux d'affaires », dit Jiang Caifen.
« Selon certains spécialistes du secteur, il est possible qu'en 2012, plutôt qu'en 2015, la Chine devienne le premier pays de consommation du luxe », explique Li Qian, rédactrice du Quotidien de Guangzhou.
Selon une enquête réalisée par McKinsey & Company en 2008, les familles aisées chinoises (dont les revenus annuels sont supérieurs à 250 000 yuans) étaient au nombre de 1,6 million, un chiffre qui s'accroît à un rythme de 16 % chaque année. En 2015, il atteindra 4 millions de foyers, talonnant les États-Unis, le Japon et la Grande-Bretagne. « Une fois ouvert, le marché de consommation des produits de luxe, jusqu'ici réprimé, sera certainement large ».
Selon Wang Ning, à la différence des pays occidentaux, la consommation de produits de luxe en Chine sert plutôt à la rivalité et l'étalage, au lieu d'être une quête d'une meilleure qualité de la vie. Les consommateurs imitent et suivent aveuglément les autres, sans avoir de valeur stable.
Pour Jiang Caifen, il faut être vigilant envers la quête du luxe des consommateurs et la couverture médiatique exagérée sur le sujet.
« En admettant que chaque foyer compte trois membres, la Chine possède 430 millions de foyers. Les familles aisées représentent seulement 0,36 % de celles en Chine, une proportion minime. La consommation de parade d'une petite partie des gens provoquera l'élargissement de l'écart entre les riches et les pauvres. Ce qui ne contribue pas à la stabilité de la société ».
« Je pense qu'il faut veiller à augmenter le niveau de vie de la population ordinaire, mais pas à décrire avec exagération le plaisir du luxe ».
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