Pour la France, le plus grand risque vient des dettes publiques des pays membres de la zone euro
Pour la France, le plus grand risque vient d'une grande quantité de dettes publiques dont les créanciers sont des banques françaises et dont les débiteurs sont des pays membres de la zone euro confrontés à la crise. Si ces pays manquent à leurs engagements, les banques françaises se trouveront dans une situation difficile. Ces dernières sont non seulement les principales créancières de dettes grecques, mais sont aussi très exposées aux dettes espagnoles et italiennes. Les chiffres révèlent que fin 2010, le secteur bancaire français avait accepté un risque de dette de 392,6 milliards de dollars américains pour l'Italie, dépassant de beaucoup celui de la dette pour l'Espagne (140,6 milliards de dollars) et celui de dette pour la Grèce (56,6 milliards de dollars). Dans un contexte où ses finances ne sont pas très bonnes, la France doit en plus apporter de l'aide aux pays membres en crise. Mais quand la crise de la dette de l'Europe s'étendra à l'Espagne et l'Italie, la France sera prise inévitablement dans la crise avec une perte considérable. Aujourd'hui, toute l'attention se concentre sur la deuxième crise de la Grèce, parce que par le manquement à ses engagements, ce pays deviendrait la première pièce d'un effet domino qui pourrait bouleverser la finance mondiale. Par la suite, ce serait le tour de l'Irlande et du Portugal, suivis probablement de l'Espagne et de l'Italie. Du fait que l'Allemagne et la France détiennent un très grand nombre d'obligations des pays en crise, si la plupart de ces pays débiteurs manquent à leurs engagements, le système bancaire de l'Allemagne et de la France et celui du monde subiront un puissant choc. Ces immenses pertes causeraient un nouveau tsunami financier susceptible d'empêcher la reprise de l'économie mondiale.
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