Les beaux paysages du Xinjiang
Actuellement, la 5e phase du projet Kokyer est à l'œuvre. D'ici 2020, 250 000 mu supplémentaires seront plantés d'arbres. Une forêt de 500 000 mu traversera sur 200 km toute la région d'Aksu, élevant son taux de couverture forestière à 6,5 %.
Nouveau printemps à Altay
Selon les données de surveillance, Altay a connu 362 jours sans pollution l'année 2014, soit 99 % du temps, et l'air a été qualifié d'excellent 267 jours. Au Xinjiang, il s'agit de la ville où l'air est le plus pur. Si Altay a réalisé une si belle performance, c'est essentiellement parce que cette ville a promu ces dernières années le concept de protection de l'environnement.
Altay est enserrée entre les montagnes Jiangjunshan et Luotuofeng. Dans les années 1950 et 1960, les habitants abattaient des arbres pour se chauffer l'hiver ou encore faire la cuisine. Bientôt, les flancs des deux monts se sont retrouvés nus.
Pour protéger l'écosystème et faire revivre cette zone, le gouvernement local a récemment multiplié les efforts pour le reboisement des deux montagnes ainsi que de la région alentour. Li Zhixing, directeur du Bureau pour le logement et le développement urbain et rural d'Altay, a indiqué : « Les précipitations à Altay sont estimées à 200 mm par an, neige comprise en hiver. Alors que, chaque année, 1 900 mm d'eau s'évaporent dans la région. Il est donc difficile de planter des arbres sur les coteaux. Dès lors, nous avons pris plusieurs mesures : promotion du traitement des eaux usées, construction d'un réservoir, collecte de l'eau l'hiver pour arroser les plantes sur la montagne l'été.
De nos jours, Jiangjunshan est entièrement recouverte d'arbustes, autour desquels serpentent des tuyaux en caoutchouc qui acheminent l'eau destinée aux jeunes plants.
Pour l'heure, 1,4 million d'arbres ont été plantés, faisant reverdir 13 000 mu de la montagne. Nous interrogeons Ma Liming, un habitant s'accordant une pause dans un pavillon perché à flanc. Il affirme : « Comme Altay est entouré de montagnes, il n'y a pas beaucoup de vent. Mais avec la végétation ravagée, de la poussière volait dans la ville. Au fil du reboisement, la qualité de l'air s'est nettement améliorée. D'ailleurs, chez moi, je n'ai plus besoin de passer la serpillière aussi régulièrement qu'avant. »
Selon les statistiques, grâce à la mise en œuvre d'un projet de protection des forêts naturelles, le taux de couverture forestière a progressé dans la région autonome. Aujourd'hui, les zones naturelles protégées y occupent 12,87 % des terres du Xinjiang, un taux qui place celui-ci au 4e rang à l'échelle du pays.
Korla et son potentiel touristique
Par rapport à Aksu, Korla a eu la chance de ne jamais avoir été menacée par la désertification. Surnommée « la perle derrière la Grande Muraille » ou encore « pays de la poire », la ville est traversée par le Tarim, la plus longue rivière endoréique de Chine. Y coule encore la rivière Kongquehe, considérée comme la « source nourricière » de Korla. Abondantes ressources en eau et bon ensoleillement sont la recette parfaite pour la culture des fruits. À Korla, ce sont les poires qui abondent. Les poires de Korla sont connues aux quatre coins de la Chine.
On peut donc dire que Korla jouit d'atouts indéniables assez rares dans l'Ouest de la Chine. Grâce à ses ressources naturelles, elle a pu se développer suivant un modèle écologique.
En marchant dans la ville, vous verrez une fontaine plantée au milieu de la rivière, des habitants faire du sport le long de la rive... Face à ces scènes, difficile de croire que le désert n'est qu'à quelques dizaines de kilomètres. Korla a su tirer profit des trois rivières que sont Kongquehe, Dujuanhe et Bailuhe : c'est grâce à elles que la ville a aménagé des espaces verts, a dressé son plan d'urbanisme délimitant zones résidentielles, zones commerciales et zone de loisirs, et a construit un ensemble de sites culturels.
Citons par exemple la rivière Tian'ehe, s'étirant sur 5 km, dont les rives ont été réaménagées en juillet 2013. Les vieux baraquements agglutinés sur 2,5 millions de m² ont été remplacés par des espaces verts publics. Depuis, des oiseaux sauvages y ont élu domicile, dont des cygnes, des cormorans ainsi que des canards colverts et mandarins. Et aujourd'hui, ce lieu classé site national AAAA attire également une foule de touristes.
*LI HE est jounaliste du quotidien chinois Science and Technology Daily.
La Chine au présent
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