Les beaux paysages du Xinjiang
Ville phare au Xinjiang en matière de qualité de l'air, Urumqi fait aujourd'hui des émules. Maintenant, chaque lieu de la région autonome exploite davantage les énergies propres, de même qu'il subventionne la construction de villes, zones et entreprises à faible empreinte carbone.
Kanas et ses eaux limpides
Le lac de Kanas, situé dans la région Altay du Xinjiang, est célèbre pour son eau aux magnifiques reflets, avec les montagnes verdoyantes en périphérie, sans oublier le monstre mystérieux qu'elle abriterait. Mais les touristes qui y affluent dégradent sérieusement ce lieu pittoresque.
Afin de protéger les beaux paysages de Kanas, le gouvernement local d'Altay a pris la décision de déménager une partie des hôtels à Jiadengyu, à 30 km du lac, afin de séparer site naturel et aire d'accueil touristique.
Selon le personnel du site Guanyutai (« plate-forme pour regarder les poissons »), un village était autrefois aménagé en face, sur l'autre rive du lac. Chacun des foyers faisait chambre d'hôtes, et leurs affaires étaient prospères. Mais le volume des eaux usées domestiques s'est peu à peu accru. Par mesure de précaution, le gouvernement a donné l'ordre de déplacer ce village. Il a été réinstallé du côté de Guanyutai, mais à distance du lac pour éviter de le polluer.
Le site Hemu de la zone touristique de Kanas a également mis en place un nouveau plan d'urbanisme, déménageant le bureau gouvernemental ainsi que les installations touristiques d'1,5 km. En outre, des stations d'épuration ont été construites ; des mesures ont été prises pour traiter sans danger les déchets présents sur le site, l'utilisation des énergies propres, comme l'éolien et le solaire, est vivement encouragée.
Le Xinjiang étant relativement pauvre en ressources hydriques, conserver l'eau est à présent l'objet principal du travail de protection de l'environnement de la région. Le lac de Bosten, le plus vaste du Xinjiang, est l'un des huit lacs pilotes nationaux en la matière. Depuis 2012, les lacs de Kanas, Ulungur et Sayram ont aussi ce statut de lacs pilotes à l'échelle de la région autonome du Xinjiang.
La qualité de l'eau s'améliore : elle a été qualifiée d' « excellente » dans 94 % des principales rivières, contre 88 % en 2009. Dans les lacs et réservoirs, ce chiffre est passé de 43 % en 2009 à 68 % actuellement, un chiffre bien supérieur à celui des autres régions du pays.
Aksu et sa victoire face à la désertfication
Sur la route allant de la ferme Hongqipo vers le centre ville d'Aksu, s'étendent un peu partout des vergers de pommiers, de jujubiers et de noyers. Impossible d'imaginer que ce lieu était un désert 20 ans plus tôt...
Aksu se trouve à l'extrémité nord du désert du Taklamakan et était jadis un endroit dépourvu de verdure et de vie. Son milieu écologique était particulièrement fragile, en proie à la stérilité, à l'érosion, à la salinisation et à la désertification des sols. Dans les années 1980, des nuages de poussière enveloppaient la région plus de 100 jours par an. Et au printemps, des tempêtes de sable y déferlaient. En 1986, le gouvernement local a décidé de prendre des mesures contre la désertification : il a lancé le projet de reboisement Kokyer pour contrer le vent et l'avancée des sables. Dès lors s'ouvrait un duel de longue haleine opposant l'homme et la nature...
Bao Wei, employé au poste de gestion de la protection environnementale du projet Kokyer, a présenté : « Planter des arbustes, c'est une chose, mais il faut les arroser. Donc les travailleurs ont d'abord dû creuser des fossés pour acheminer l'eau depuis la montagne Tianshan. Irriguer 100 mu (1 mu = 1/15 d'hectare) de terres demandait 15 jours de travaux, dans les conditions les plus pénibles. »
En 33 phases, ce projet de verdissement a permis de planter 13 millions d'arbres de variétés diverses sur une superficie de 208 000 mu. Un miracle contre la désertification : cette nouvelle forêt s'étirant entre Aksu et Wensu est telle une « Grande Muraille verte » de 25 km de long et de 4 km de large. Le désert d'autrefois est ainsi devenu une ville agrémentée d'arbres et un modèle en termes de protection environnementale. Kokyer a même été listée parmi les 500 plus beaux endroits du monde par les Nations unies.
En 2013, le projet de reboisement Kokyer a également permis d'atteindre une production annuelle de 200 000 tonnes de fruits, créant 6 000 emplois et rapportant un revenu total de 2,154 milliards de yuans aux habitants locaux.
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