Les beaux paysages du Xinjiang

LI HE*
En 2014, l'air d'Urumqi a été qualifié d'excellent 310 jours de l'année, soit 85 % du temps. C'est remarqable pour une grande ville chinoise. Surtout si l'on considère qu'en 2001, Urumqi se classait parmi les dix villes les plus polluées du pays...
« Maintenant que la qualité de l'air est quotidiennement surveillée, nous pouvons enfin voir le ciel bleu parsemé de nuages blancs au-dessus de nos têtes. Et les enfants peuvent jouer dans la neige sans risque pour leur santé », commente Zhu Hailun, secrétaire du Comité du Parti pour la ville d'Urumqi.
Et outre la qualité de l'air, des résultats engourageants ont été obtenus au Xinjiang ces dernières années en matière de traitement des eaux et de lutte contre la désertification.
Urumqi et sa transition écologique
Urumqi signifie en langue ouïghoure « beaux pâturages ». Toutefois, du fait du rapide développement économique, la généralisation du chauffage au charbon pour résister au froid qui persiste six mois de l'année, a entraîné une forte pollution de l'air environnant. Peut-on encore parler de « beaux pâturages » quand l'air est irrespirable ? Cependant, en 2014, la situation a complètement changé avec l'adoption du chauffage au gaz dans la ville.
Bien sûr, le charbon reste beaucoup moins cher que le gaz. Mais Zhu Hailun insiste : « Il est crucial de réduire la pollution atmosphérique. » Le gouvernement local s'était donné pour objectif de convertir au gaz toutes les chaudières dans la ville en l'espace d'une année. Pari tenu !
Selon les statistiques gouvernementales, dans toute la ville d'Urumqi, environ 17 000 chaudières au charbon ont été démantelées ou converties au gaz, tandis que 710 nouvelles chaudières de débit 11 800 t/h (de vapeur) ont été installées. Dorénavant, tout le centre-ville se chauffe grâce à cette énergie propre. À la fin 2013, la centrale thermique Weihuliang, première centrale du Xinjiang bâtie soixante ans plus tôt, a officiellement été fermée. Quatre autres grandes centrales thermiques du Xinjiang qui fonctionnaient au charbon sont passées au gaz. Urumqi est aujourd'hui la ville chinoise tablant le plus sur le gaz naturel comme source énergétique.
Urumqi a encore adopté d'autres mesures importantes pour limiter la pollution : resserrer la surveillance des rejets polluants émis par les grandes entreprises industrielles ; interdire à la circulation les véhicules les plus polluants (identifiés par une pastille jaune en Chine) ; et imposer des règles plus strictes à toutes les entreprises industrielles en matière de protection de l'environnement.
Qiu Jinsong, vice-directeur du Bureau pour la protection de l'environnement d'Urumqi, a précisé que depuis le Symposium national sur le travail au Xinjiang en 2010, Urumqi a hissé la protection de l'air au rang de priorité pour le bien-être social. Grâce à une meilleure réglementation, Urumqi a caracolé trois ans d'affilée en tête des villes xinjiangaises ayant le plus réduit le rejet des principaux polluants. Par ailleurs, elle a déjà atteint les objectifs de réduction des émissions définis dans le XIIe Plan quinquennal de développement économique et social pour trois des quatre principaux polluants.
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