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Culture

   


 

Situation de la cause culturelle.

À la fin de 2004, il y avait en Chine 2 599 troupes artistiques, 2 858 palais de la culture, 2 710 bibliothèques publiques, 1 509 musées, 282 stations de radio, 314 stations de télévision et 60 stations de télévision d’enseignement. Le pays comptait 114,7 millions d’abonnés à la télévision par câble, les opérations de télévision numérique par câble ont été lancées dans 30 villes et comptent 1,22 million d’abonnés. À la fin de l’année, la population couverte par la radio atteignait 94,1% et par la télévision, 95,3%. Les divers studios ont produit 212 films de fiction et 44 films documentaires, scientifiques, éducatifs et artistiques. On a tiré 25,77 milliards d’exemplaires de journaux nationaux et provinciaux, 2,69 milliards d’exemplaires de revues et 6,44 milliards d’exemplaires de livres. Il y avait 3 982 services d’archives, et 56,26 millions de dossiers étaient accessibles au public.

Première convocation de la session du Comité du patrimoine mondial en Chine.

Du 28 juin au 7 juillet 2004, la 28e session du Comité du patrimoine mondial s’est déroulée à Suzhou. C’est la première fois que le Comité se réunit en Chine, et avec la durée de conférence la plus longue de son histoire. Lors de cette session, l’UNESCO a analysé le problème de répartition inégale des sites inscrits au patrimoine mondial, surtout entre les pays d’Europe et les autres. À cet effet, des représentants de l’Afrique et de l’Asie ont rappelé qu’il faut limiter la demande des pays d’Europe qui possèdent déjà de nombreux sites inscrits et accorder plus d’occasions aux pays qui n’ont pas encore de site enregistrés dans le patrimoine mondial. La session a adopté la «Déclaration de Suzhou», voulant que la protection du patrimoine mondial soit enseignée à la jeunesse, et que tous les pays participants à la session fournissent le service et les directives concernés.

L’année culturelle de la France en Chine: une vague de romantisme.

L’organisation des années croisées France - Chine a été déterminée lors de la visite mutuelle des dirigeants chinois et français en 1999 et 2000. D’octobre 2004 à juillet 2005, la France a organisé en Chine l’Année culturelle française. S’épanouissant dans un esprit de prédominance de l’homme et d’innovation, et l’esprit romantique et créatif français, plus d’une centaine de manifestations se succèdent à Beijing, Shanghai, Guangzhou, Hongkong et de nombreuses autres villes chinoises telles que le concert de Jean-Michel Jarre à la Cité interdite, la démonstration de vol de la Patrouille de France, le design d’en France et les trésors impressionnistes des collections nationales françaises, etc.

Découverte de sépultures de l’époque des Zhou de l’Ouest.

Le 7 mai 2004, l’équipe d’archéologie de l’Université de Beijing a découvert un ensemble de tombeaux sur l’emplacement de Zhougongmiao (temple du duc Zhou), au Shaanxi. Situées sous une butte, sur le versant sud du Qishan, ces sépultures couvrent environ 80 000 mètres carrés et sont considérées comme le cimetière familial du duc Zhou. Aux alentours, les archéologues ont aussi découvert un morceau de mur d’enceinte de 1 500 m portant une signification importante dans les domaines de l’archéologie de l’époque des Zhou de l’Ouest et de l’architecture chinoise. On y a aussi trouvé 700 os divinatoires, fournissant des matériaux écrits de grande valeur pour l’étude de cette époque.

Quarante-deux modèles d’industrie culturelle.

Le 19 novembre 2004, 42 entreprises culturelles comme le groupe de la culture chinoise vers l’étranger, la société du théâtre d’art pour enfants de Beijing, le groupe Shui On de Shanghai, le groupe d’industrie culturelle du Jiangsu et la grande résidence de la famille Wang au Shanxi, ont été nommées par le ministère de la Culture des modèles de l’industrie culturelle. Ces unités ont établi leur propre marque dans la réalisation de l’unification entre l’effet social et la rentabilité économique; leur tentative profitable dans l’opération industrialisée du programme culturel a entraîné le développement de l’industrie culturelle locale.

Le ministère de la Culture espère qu’elles jouent un rôle d’exemple, de fenêtre et de rayonnement, afin de renforcer la puissance d’ensemble et la compétitivité de l’industrie culturelle de la Chine. Réparties dans divers domaines de l’industrie culturelle, ces modèles sont désignés par des experts concernés après la recommandation des départements culturels locaux.

Deux livres évalués les plus beaux du monde en 2005.

Parmi 628 livres de 31 pays, 24 des plus beaux livres chinois de 2004 ont participé au concours «Les plus beaux livres du monde» à Leipzig en Allemagne, dont le livre «Terre», conçu par Wang Xu et publié par les Éditions des beaux-arts du Hunan, et la série «Réflexions variées de Zhu Yeqing» publiée par les Éditions Youyi de Chine, une conception de He Jun, et douze autres livres provenant d’autres pays ont partagé le titre de «plus beaux livres du monde» en 2005. C’est la deuxième fois que la Chine remporte ce prix, qui représente le plus haut niveau de concept du livre dans le monde d’aujourd’hui, après que la «Collection de photos historiques sur l’opéra traditionnel de Mei Lanfang» a été couronnée en 2003.

Le commerce sino-étranger des droits d’auteur et la coédition.

Le gouvernement chinois attache toujours de l’importance aux échanges et à la coopération entre la Chine et l’étranger dans le secteur de la publications. Selon les «Règlements sur la publication et la gestion» et le «Catalogue des secteurs industriels ouverts aux investissements étrangers», les éditeurs chinois et étrangers sont autorisés à entreprendre le commerce des droits d’auteur et la coédition.

Le commerce des droits d’auteur est actif. Par exemple, les droits du Dictionnaire Xinhua chinois-anglais publié en 2000 par Commercial Press Ltd. de Chine ont été achetés par les éditeurs de Singapour, des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Allemagne, du Canada, etc. Les droits de Xiaoping explique le socialisme publié par les Éditions de Guangzhou ont été transférés à une maison d’édition japonaise. On a vendu 200 000 exemplaires de ce livre au Japon. Le magazine «China National Geography» est distribué en langue japonaise au Japon par le transfert des droits en 2002. On a vendu plus de 20 000 exemplaires du n°1, plus de 30 000 exemplaires du n° 2. L’édition en langues anglaise, suédoise et malaise est en cours de préparation. L’exportation des droits d’auteur est devenue la voie principale de la sortie des publications chinoises.

La coédition est aussi une méthode de coopération prise par les maisons d’édition chinoises et étrangères. Le Bureau de publication et de distribution des ouvrages en langues étrangères et les éditions de l’université Yale des États-Unis comptent publier une collection de plus de vingt livres, en versions chinoise et anglaise, sous le titre général de «Culture et civilisation chinoises». Les deux premiers volumes ont déjà paru. La main-d’œuvre et les capitaux destinés à ce projet sont investis par les deux parties, et les livres sont distribués en Chine et aux États-Unis.

Un périodique de l’intérieur du pays peut effectuer le commerce des droits d’auteur avec un éditeur étranger à long terme en utilisant le contenu du périodique étranger. Depuis quelques années, la qualité de publication des maisons d’édition chinoises qui adoptent cette méthode a connu une certaine amélioration. En même temps, elles ont appris le concept et les moyens de gestion des éditeurs étrangers, développant ainsi les périodiques chinois.

L’import-export des publications. Selon les «Règlements sur la publication et la gestion», l’importation des publications est exploitée par les entreprises approuvées par l’État, dont l’importation des journaux et périodiques, gérée par les entreprises désignées par l’État. Les autres entreprises et les individus ne peuvent importer de publications. Le nombre d’entreprises d’import-export est de 38 actuellement.

Entre 1997 et 2003, l’exportation des publications chinoises a maintenu une croissance soutenue. Les exemplaires de livres exportés ont augmenté de 2,2 millions à 4,65 millions, la valeur est passée de 9,27 millions à 18,67 millions de USD. Les journaux exportés, de 200 000 à 800 000 exemplaires, la somme, de 150 000 à 980 000 USD. Les produits audio-visuels, de 20 000 pièces à 1,289 millions, le montant, de 190 000 USD à 1,12 million. Les publications électroniques, de 907 pièces à 37 534, la valeur, de 30 000 à 270 000 USD. Bien que les périodiques aient une diminution de 2,56 millions à 2,21 millions d’exemplaires, la valeur est passée de 2,68 millions à 3,65 millions de USD.

Le marché de collection d’objets d’art est actif. La vente aux enchères d’objets d’art chinois et le marché populaire de collection sont toujours vivants et sont même le troisième point chaud de l’investissement après la bourse et l’immobilier. Ce marché en Chine entrera bientôt dans sa période d’or.

Selon des statistiques autorisées, le nombre d’amateurs de collection a atteint 68 millions. Le genre de collection embrasse les objets en bronze, céramique ou jade, la peinture et la calligraphie, les meubles, les monnaies, les bijoux et accessoires, les enseignes, les «quatre trésors du cabinet du lettré» (papier, pinceau, encre et encrier), les livres anciens et l’édition rare ainsi que les documents historiques révolutionnaires, les horloges et montres, les sculptures de racines, les signets, les boîtes d’allumettes, les photos anciennes, les souvenirs de mariage de l’époque moderne, etc.

La quantité, la qualité et le prix des articles d’encan dans l’ensemble du pays ont établi des records. Au cours de la foire du printemps 2004 Sotheby’s à Hongkong, le volume de transactions d’objets d’art et de bijoux a atteint 445 millions de HKD (+28 % par rapport à l’automne précédent), un record depuis des années. La foire du printemps 2004 Guardian en Chine a connu un volume d’affaires de 360 millions de yuans, et conservé le premier rang du marché national d’enchères. À la fin de 2004, le volume total des encans a atteint 6,9 milliards de yuans.

Les collectionneurs peuvent obtenir facilement des objets qu’ils aiment par des sites en langue chinoise. La Chine en compte plus de 250 000 comme Guaweb, Artron.net, Chinaauctioncollection, China Stamps, Coins & Cards, etc. Selon les statistiques de eBay, un nouvel objet de collection apparaît sur le réseau toutes les deux minutes; deux candidats par minute font une offre, et la vente est conclue en deux minutes.

L’opéra traditionnel disparaît rapidement.

Une enquête sur les opéras traditionnels montre qu’au fur et à mesure du changement du mode de vie, l’opéra traditionnel quitte la scène urbaine, et que son marché dans les régions rurales se réduit de jour en jour. Certains genres d’opéra sont en train de s’éteindre.

Selon les Annales de l’opéra de Chine de 1983, le nombre de types d’opéra au Shanxi était de 49, mais l’enquête menée conjointement en 2004 par l’Institut de l’opéra traditionnel relevant de l’Académie nationale des arts et l’Institut du théâtre du Shanxi montre qu’il n’en existe plus que 28 actuellement, soit une disparition d’un genre par année depuis 21 ans. Des spécialistes disent que parallèlement à l’amélioration du niveau de vie matérielle, à l’enrichissement de la vie spirituelle et culturelle et à l’évolution du genre théâtral, l’opéra traditionnel ne peut plus dominer la scène de la culture et du divertissement dans les villes et les campagnes.

 

  Culture, radiodiffusion, télévision et publication
  Etablissements de culture, d’art, de vestiges culturels et leur personnel (2004)