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Benoît Jacquot : « J'aimerais travailler avec des cinéastes chinois »

French.china.org.cn | Mis à jour le 18. 04. 2016 | Mots clés : 13e Panorama du cinéma français ,Benoît Jacquot , Le Paon de nuit, Le Dernier loup

Benoît Jacquot : « J'aimerais travailler avec des cinéastes chinois »

Benoît Jacquot (Crédit photo: Liang Chen/China.org.cn)

 En marge du 13e Panorama du cinéma français à Beijing, le réalisateur français Benoît Jacquot est venu présenter en Chine son dernier film Journal d'une femme de chambre, nominé pour le César 2016 de la meilleure adaptation. A Beijing, Benoît Jacquot a accordé une interview exclusive au portail d'information China.org.cn.

China.org.cn : Est-ce la première fois que vous venez en Chine ? Comment trouvez-vous le pays ?

Benoît Jacquot : Je n'étais jamais venu à Beijing, mais j'en ai toujours rêvé, et je suis extrêmement heureux d'être là. Je suis arrivé ce matin, et puis j'ai visité directement la Cité interdite. Je ne peux pas dire que je connais la Chine, mais j'ai au moins vu la Cité interdite, c'est très impressionnant.

China.org.cn : Le film Journal d'une femme de chambre est une nouvelle adaptation du roman d'Octave Mirbeau, déjà adapté trois fois au cinéma, en 1916, 1946 et 1964. Pourquoi avez-vous choisi de mettre une nouvelle fois cette histoire en scène ? Quelle différence y a-t-il entre votre version et les trois précédentes ?

Benoît Jacquot : Je connaissais les deux dernières adaptations du roman, mais je n'avais jamais lu le livre. J'ai lu ce roman sur un conseil d'une amie, un moment où je cherchais un film à faire avec l'actrice Léa Seydoux. Comme je connaissais bien les deux films, celui de Jean Renoir et celui de Luis Buñuel, et que je les trouvais évidemment très différents l'un de l'autre, je me suis dit qu'il y avait sûrement un moyen d'en faire une troisième version tout aussi différente et singulière.

China.org.cn : Dans Journal d'une femme de chambre, vous racontez les histoires de Célestine avec des flash-back, dans le bureau de placement, à la douane belge, avec l'épisode du jeune tuberculeux et dans le jardin du capitaine Mauger. Pourquoi avez-vous choisi d'utiliser ces flash-back parfois soudains ?

Benoît Jacquot : Cela m'intéressait de montrer ce que Célestine était en train de vivre, avec des épisodes de sa vie ailleurs, de celle de domestique avant ce présent, qui peut faire écho à ce qu'elle vit maintenant, et montrer son état psychologique. De plus, c'est quelque chose qui existe dans le livre. Je ne peux pas dire que ma version est la plus fidèle au roman d'Octave Mirbeau, mais les films de Jean Renoir et de Luis Buñuel sont peut-être allés plus loin dans certaines âpretés, des liens amoureux, érotiques ou sociaux, etc.

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Source: french.china.org.cn

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