Chine : mise en examen du plus haut responsable jamais soupçonné de corruption
French.china.org.cn | Mis à jour le 16-06-2014

Su Rong, le vice-président du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), a récemment été placé au centre d'une enquête pour corruption.
Il est accusé d'avoir enfreint les règles disciplinaires du Parti communiste chinois (PCC), selon un communiqué du Comité central pour l'inspection disciplinaire.
Su Rong est par ailleurs le plus haut responsable du Parti jamais placé au centre d'une telle enquête.
La campagne nationale de lutte contre la corruption menée en ce moment par les autorités chinoises a en effet déjà permis de faire tomber de nombreux cadres du Parti.
Cette campagne, qui cible à la fois les « tigres » et les « mouches », métaphores faisant référence aux petits comme aux grands responsables corrompus, semble par ailleurs durer plus longtemps et frapper plus durement que d'aucuns l'avaient anticipé.
Lors d'une réunion sur le travail de l'organe chargé de l'inspection disciplinaire au mois de mars, le chef du Comité, Wang Qishan, avait réclamé des innovations dans les tâches d'inspection de sorte qu'une « épée de Damoclès » soit suspendue au-dessus des personnes au pouvoir comme moyen de dissuasion.
Une bonne vingtaine de responsables des gouvernements provinciaux et supérieurs, ainsi que des niveaux ministériels, ont d'ores et déjà fait l'objet d'enquêtes, près de la moitié desquelles ont été ouvertes au premier semestre de cette année.
Né en 1948, Su Rong avait été élu au poste de vice-président du 12e Comité national de la CCPPC au mois de mars 2013, avec 22 autres hauts responsables.
Il a encore participé à une conférence de haut niveau de la CCPPC à Beijing il y a seulement deux semaines.
C'est également le dernier haut fonctionnaire appréhendé qui dispose de liens avec la province du Jiangxi (est), où un changement majeur s'est opéré dans le paysage politique depuis qu'une équipe du Comité central pour l'inspection disciplinaire du Parti communiste chinois y a été déployée en mai 2013.
Chen Anzhong, ancien directeur adjoint du comité permanent de l'Assemblée populaire provinciale du Jiangxi, a ainsi été placé au centre d'une enquête au mois de décembre 2013 et expulsé du Parti ainsi que de ses fonctions publiques le mois dernier.
Yao Mugen, vice-gouverneur de la province du Jiangxi, a été interrogé pour violations des lois et des règles de discipline du Parti au mois de mars cette année, avant d'être démis de ses fonctions le mois suivant.
Zhao Zhiyong, membre du comité permanent du Comité du PCC pour la province du Jiangxi, a récemment été limogé par le Comité central du PCC, selon un communiqué émis par le service de l'organisation du même Comité.
Avant eux encore, Song Chenguang, l'ancien vice-président du Comité provincial de la CCPPC pour le Jiangxi, avait été condamné à mort avec un sursis de deux ans pour corruption en avril 2012.
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