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Chaque jeune entrepreneur a un rêve à la Jack Ma

French.china.org.cn | Mis à jour le 09. 07. 2018 | Mots clés : Jack Ma,réforme et d'ouverture

China.org.cn, Chen Meijie

« Jack Ma a lancé son entreprise dans un minuscule appartement en location, puis il a peu à peu construit le groupe Alibaba que nous connaissons aujourd'hui. Les jeunes comme nous peuvent aussi partir de zéro, apprendre et progresser continuellement, et créer notre propre univers », souligne Song Yilun, le jeune propriétaire du restaurant Aichon, qui propose des bols de riz et de légumes de type bibimbap aux œufs de poisson.

Au cours des quarante années de réforme et d'ouverture, énormément de jeunes Chinois sont partis étudier et poursuivre leurs rêves à l’étranger. Selon les statistiques du ministère de l'Éducation, en quatre décennies, 5,19 millions d'étudiants sont partis à l’étranger, dont plus de 3,13 millions ont choisi de retourner en Chine après l’obtention de leur diplôme, soit 83 % des effectifs. Ces dernières années, de plus en plus de ces « tortues de mer » en chinois, font le choix de monter leur propre entreprise. Song Yilun est l’un d’entre eux.

Les rêves entrepreneuriaux des étudiants internationaux

L'idée de créer une entreprise a germé dans l’esprit de Song Yilun pendant ses études en Corée. À cette époque, le groupe d'étudiants internationaux de son établissement venait de créer un département d’entrepreneuriat et d'emploi, et il est devenu le premier membre du département. « J'ai étudié la finance à l'université et j'ai toujours eu l'idée de créer une entreprise, alors quand j'ai eu un bon projet en tête, je n'ai pas hésité à retourner en Chine », explique-t-il avec franchise durant notre interview.

« Quand j’étais en Corée, j'ai vu une émission de variétés qui s’appelait Good Insight. L’émission allait souvent à Beijing, Shanghai, Guangzhou et d'autres villes de Chine pour conduire des interviews. Kim Nan-do, professeur spécialiste de la consommation à l'Université nationale de Séoul, a déclaré qu’en Chine, le nombre d'échecs tolérés par les entrepreneurs était le plus élevé du monde, avec une moyenne de trois échecs sans se décourager, alors que les Coréens ne toléraient en général qu’un échec. En d’autres termes, cela veut dire que les entrepreneurs coréens ne peuvent échouer qu'une seule fois dans leurs projets, alors que les jeunes Chinois se donnent trois chances. Après trois échecs, ils pensent à d’autres solutions. Cet environnement relativement détendu est sans aucun doute encourageant pour les entrepreneurs. »

En parlant de la naissance des idées d’entrepreneuriat, Song Yilun note que le professeur Kim Nan-do a interrogé de nombreux jeunes chinois souhaitant créer leur entreprise et a constaté qu'ils admiraient tout particulièrement Jack Ma. Jack Ma et son équipe ont lancé leur entreprise dans un petit appartement en location et beaucoup de jeunes qui suivent son exemple sont prêts à partir de rien, à s'améliorer et progresser continuellement, pour créer leur propre univers. « Cela m'a profondément touché et m’a conforté dans mon idée de retourner en Chine pour créer une entreprise. »

Un environnement entrepreneurial convivial

L'environnement de l'entrepreneuriat en Chine a également eu un grand impact sur Song Yilun. « J'ai remarqué que de nombreux amis se sont lancés dans le commerce, de nombreuses jeunes entreprises portent de bons projets, comme on l’a vu avec l'industrie du partage comme les vélos Mobike, et les industries de haute technologie dans la médecine et la biotechnologie. Les entreprises grandissent et se développent en peu de temps, c’est pourquoi les jeunes qui étudient à l'étranger veulent rentrer en Chine pour profiter des opportunités locales. Nous découvrons à l'étranger des produits qui n’existent pas encore en Chine ou qui peuvent être améliorés, et nous ramenons des projets qui ont fait leurs preuves auprès des consommateurs d’autres pays, car il y a un vide à combler sur le marché national. Quand je mangeais du bibimbap au poisson au restaurant coréen, j'entendais souvent les étudiants s’exclamer que c'était à la fois bon marché et délicieux. Cela était peu présent en Chine, c’est ainsi que j'ai décidé de ramener cette idée. »

En évoquant les difficultés rencontrées dans l'entrepreneuriat, Song Yilun affirme que les étudiants qui sortent de l’université ne connaissent pas encore grand-chose des lois et règlements relatifs à l'entrepreneuriat, et qu'ils n'ont pas beaucoup d'expérience dans la société. Il pense que les administrations concernées pourraient fournir des conseils juridiques et une aide par consultation aux entrepreneurs, y compris en les aidant à bien rédiger des contrats et à protéger leurs droits et intérêts, afin de leur éviter certains « détours » inutiles. « Si des jeunes autour de moi parlent de créer une entreprise, je veux les encourager et les soutenir, leur parler des problèmes que j'ai rencontrés, afin qu'ils puissent démarrer plus facilement », affirme-t-il.

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Source:french.china.org.cn