![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
[A A] |
Des responsables et chefs d’entreprise exhortent la Chine et l’Union européenne à soutenir conjointement le libre-échange
A l’heure où nombreuses régions du monde sont confrontées à la pression unilatérale des États-Unis, des représentants de gouvernement et des chefs d'entreprise ont exhorté la Chine et l'Union européenne à s’unir pour maintenir le libre-échange comme un contrepoids puissant au renforcement du protectionnisme.
Selon le ministère chinois du Commerce, outre sa participation à la 13e réunion des ministres de l’économie et du commerce Chine-Japon-Corée du Sud la semaine dernière à Séoul, qui a marqué la reprise des pourparlers trilatéraux après une pause de cinq ans, la Chine a rassemblé une grande délégation commerciale pour une visite en Suède, en Norvège et en Hongrie du 29 mars au 4 avril pour approfondir la coopération économique et rechercher de nouvelles opportunités commerciales.
Lors du Forum du commerce et de l'investissement Chine-Suède s'est tenu le 31 mars dans la capitale suédoise Stockholm et a réuni plus de 200 représentants commerciaux des deux pays, Ling Ji, vice-ministre chinois du Commerce et représentant chinois pour le commerce international, a déclaré que la Chine et la Suède, et plus largement la Chine et l'Union européenne, doivent travailler ensemble pour défendre fermement le multilatéralisme face à un unilatéralisme et un protectionnisme croissants.
Des chefs d'entreprise suédois, dont Jan Larsson, président et chef de la direction de Business Sweden, et Ulf Pehrsson, président du Conseil commercial Suède-Chine, ont assuré que le pays nordique soutiendra fortement le libre-échange, encouragera la coopération commerciale entre les deux pays, facilitera l'application des concepts de développement durable, des technologies et des innovations de la Suède en Chine, et incitera les entreprises chinoises à investir en Suède.
Ils ont ajouté que les entreprises suédoises restent optimistes quant aux perspectives économiques de la Chine, considérant le pays non seulement comme l'un de leurs marchés et centres de fabrication les plus importants, mais aussi comme un centre de recherche et développement de plus en plus essentiel.
Selon le ministère chinois du Commerce, la délégation chinoise est arrivée le 1er avril dans la capitale norvégienne Oslo pour promouvoir les liens économiques et commerciaux bilatéraux.
Pour Ding Rijia, professeur d'économie industrielle à l'Université chinoise des mines et de la technologie à Beijing, du fait que la Suède, la Norvège et la Hongrie jouent toutes un rôle de premier plan dans le développement du secteur des énergies nouvelles et ont une forte complémentarité avec la Chine en termes de produits et de technologies, il existe un énorme potentiel de coopération avec les entreprises chinoises.
Dans le même temps, les experts ont averti que bien que la complémentarité économique et technologique forme une base solide pour la coopération sino-européenne, les pressions géopolitiques externes, en particulier des États-Unis, créent de nouvelles incertitudes qui auront un impact sur la dynamique du commerce mondial.
De son côté, Wang Wen, doyen de l’Institut Chongyang pour les études financières de l'Université Renmin de Chine à Beijing, a noté qu'à ce stade, toute entreprise ou pays constituant une menace pour la politique « America First » risque de devenir une cible d’attaques des États-Unis, et même les alliés de Washington ne sont pas à l’abri. Par exemple, après avoir annoncé des droits de douane de 25% sur les importations de voitures et de camions légers de tous les pays fin mars, une décision qui affectera considérablement les constructeurs automobiles allemands, suédois, japonais et sud-coréens, le gouvernement américain devrait commencer à percevoir ces droits le 3 avril.
« Alors que l’économie mondiale se rétablit, il est devenu de plus en plus clair que l'unilatéralisme n'offre aucune voie durable. Ce n'est qu'en adoptant le multilatéralisme et en préservant le cadre de l'Organisation mondiale du commerce que la croissance mondiale peut être maintenue, a déclaré M. Wang.
Des inquiétudes similaires ont également été exprimées par des chercheurs en Europe.
Ainsi de Marc Uzan, érudit français et directeur exécutif du Comité de réinvention de Bretton Woods, une organisation à but non lucratif basée aux États-Unis, qui a souligné que depuis que la nouvelle administration américaine a pris ses fonctions, les tensions entre les États-Unis et l'Union européenne ont éclaté à grande échelle. Il estime qu’une coopération efficace entre la Chine et l’Union européenne contribuerait à stabiliser leur croissance économique, leurs marchés du travail et le bien-être de leurs habitants.
« De plus, le gouvernement américain cherche à tirer parti de la pression sur l’Union européenne pour répondre à ses propres besoins politiques, à la fois nationaux et internationaux », a-t-il poursuivi, ajoutant que « compte tenu de sa profonde dépendance à l'égard des États-Unis sous de nombreux aspects, l’Union européenne a été contrainte d'accélérer ses efforts pour poursuivre son autonomie stratégique ».
Source:french.china.org.cn | ![]() |
![]() |
![]() |