Le président libanais inquiet quant à la vraisemblance du retrait total d'Israël
Le président libanais Joseph Aoun a fait part lundi de son inquiétude concernant la vraisemblance du retrait total d'Israël du Sud-Liban mardi.
"Nous craignons que le retrait total ne soit pas réalisé demain, et la réponse du Liban sera exprimée par une position nationale unifiée", a-t-il déclaré.
"La guerre n'est pas une option viable", a affirmé M. Aoun dans un communiqué publié par la présidence libanaise, ajoutant que les canaux diplomatiques seront utilisés en priorité puisque le Liban ne pourra pas supporter un nouveau conflit. Il a aussi fait savoir que l'armée libanaise était prête à se déployer dans les villes et villages que les forces israéliennes auront quittés.
Lundi également, le président libanais a rencontré le comité de cinq membres qui supervise l'accord de cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël. Le comité a confirmé qu'il déployait des efforts diplomatiques pour finaliser le retrait d'Israël du Liban le plus rapidement possible.
Les forces israéliennes devraient quitter le Sud-Liban d'ici au 18 février après que cette échéance a déjà été repoussée, mais elles ont exprimé leur intention de maintenir des positions à cinq endroits stratégiques clés de la région, ce qui a été largement rejeté par le gouvernement libanais.