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Le rejet d’eau contaminée par le nucléaire par le Japon amène les touristes chinois à repenser leurs projets de voyage

La décision du Japon de rejeter le 24 août dans l’océan les eaux contaminées de la centrale nucléaire Daiichi de Fukushima a incité certains touristes et agences de tourisme chinois à reconsidérer leurs projets de voyage dans le pays.
Le Japon fait partie du troisième groupe de pays autorisés pour le tourisme de groupe en provenance de Chine après l’assouplissement des restrictions liées à l’épidémie de COVID-19 annoncé par les autorités chinoises le 8 août. Mais l’enthousiasme croissant pour les voyages dans ce opays pourrait être freiné par cette affaire de rejet des eaux usées.
« J’ai reçu un certain nombre de demandes concernant des voyages au Japon ces dernières semaines, mais la nouvelle du rejet d’eau contaminée par le nucléaire affectera certainement le tourisme dans le pays », a déclaré le 27 août Di Mingyang, employée dans une agence de voyages à Beijing.
Selon le fournisseur de services de voyage en ligne Trip.com Group, au 17 août, les recherches de voyages au Japon avaient dépassé celles sur la Thaïlande et Singapour pour figurer en tête d’une liste de destinations étrangères favorables, et les réservations de voyages de groupe au Japon ont considérablement augmenté ce mois-ci par rapport au mois de juillet.
Cependant, le rejet d’eaux contaminées par le Japon a suscité des inquiétudes en matière de santé, mais aussi des condamnations de la part des clients chinois.
« Personnellement, je n’encouragerais pas les voyages au Japon », a poursuivi l’agent de voyage. « Il est impossible de ne pas manger des aliments de fabrication japonaise au Japon, et que se passera-t-il si ces aliments contiennent des substances dangereuses ? », a-t-elle noté, ajoutant « cela me semble un comportement imprudent de la part d’un pays de rejeter de l’eau radioactive dans l’océan. Je m’oppose à une telle action, donc je ne recommanderai pas de s’y rendre ».
Une autre agent de voyages du nom de Dai, basé à Wuxi, dans la province du Jiangsu (est de la Chine), a pour sa part indiqué que le nombre de visites libres au Japon avait considérablement augmenté ces derniers mois, mais que cette tendance a changé suite à la décision de Tokyo de rejeter les eaux usées en mer. « J’ai l’impression que tout le monde observe la situation et reconsidère », a-t-elle dit.
Selon le journal japonais Asahi Shimbun, en 2019, 9,59 millions de touristes chinois ont visité le Japon, soit 30 % des voyageurs étrangers accueillis par le pays.
Li Xiaguang, un comptable âgé de 33 ans qui travaille à Beijing, a pour sa part confié qu’il allait au Japon environ deux à trois fois par an pour faire du tourisme et faire du shopping. Il ne s’y est pas rendu depuis près de quatre ans en raison de la pandémie de COVID-19 et prévoit un voyage pendant les prochaines vacances de la Fête nationale, du 29 septembre au 6 octobre.
« Je suis très déchiré maintenant », a-t-il dit. « J’ai déjà réservé des vols et des hôtels, donc les annulations coûteraient très cher, mais mes parents essaient de me dissuader d’y aller en raison de préoccupations concernant la santé et la sécurité alimentaire ».
« Je pense que je ferai plus de recherches sur l’impact des rejets d’eau avant de prendre une décision finale », a-t-il conclu.
| Source:french.china.org.cn | ![]() |
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