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Pas besoin d'aller très loin

French.china.org.cn | Mis à jour le 09. 02. 2015 | Mots clés : Cixi,Beijing

par Lisa Carducci

J'ai passé la nuit du Nouvel An chinois à l'aéroport de Guangzhou, en transit vers le Bangladesh. Le mois suivant, je suis allée au Zhejiang prendre « un bain de thé », comme je l'ai déjà raconté. Mai, je l'ai passé au Canada, et dès mon retour, j'ai fait une escapade à Shanghai, aussi racontée dans cette chronique.

Mais aujourd'hui, je suis allée seulement au Musée de la Capitale, à Beijing, et j'ai beaucoup appris sur l'impératrice douairière Cixi, tout en me délectant des merveilleuses pièces de porcelaine dont elle était friande.

Cixi, on l'aimait et la détestait à la fois. De 1861 à 1908, elle a régné sur la Chine « comme un homme » et à leur place. Elle était rigide et ambitieuse, froide et volontaire. Une chose est certaine : c'était une femme de goût. On peut le constater par sa collection de porcelaines. Cixi aimait aussi l'opéra de Pékin, la peinture, la calligraphie et la photographie.

Les premières productions de porcelaine ont été créées pour le mariage – à 16 ans – du fils de Cixi, l'empereur Tongzhi, en 1872.

Ces premières pièces, de couleur corail et jaune impérial , sont décorées de chauves-souris, dont le nom chinois, biānfú, est homophone de bonheur, ou encore de pies, censées apporter l'harmonie et la chance. Pourtant, la bonne fortune passa à côté de la famille impériale car le jeune empereur, fils unique, mourut sans enfants à 19 ans.

L'empereur Guangxu, son cousin, fils de la jumelle de sa mère, connut un sort semblable.

Puis, Cixi continua de commander de grandes quantités de porcelaine pour célébrer son anniversaire (particulièrement le 40e et le 52e), puisant dans les coffres de l'État qui pourtant ne débordaient pas. On dit que l'extravagante impératrice douairière dépensa, en porcelaine seulement, 300 000 onces d'argent, soit l'équivalent de 344 millions de yuans ou 55 millions de dollars.

L'artiste en elle s'abandonna à son inspiration pour demander ensuite des pièces de couleur pourpre, vert turquoise – d'une incontestable beauté – et fit remplacer les ornements de paysages et caractères chinois par une exubérance de fleurs (pivoines, lotus, fleurs de prunier, orchidées).

Les fours impériaux de Jingdezhen n'arrivaient pas à fournir suffisamment, et la livraison des commandes était parfois retardée vu la quantité à produire et le manque d'artistes pour la réaliser.

Les sinogrammes Tiandi yijia chun qui forment un sceau sur certaines pièces signifient « Le Ciel et la Terre unis au printemps », et l'on croit que Cixi le voulut ainsi en souvenir des années 1855-56 où, jeune mariée et future mère, elle vécut heureuse avec son époux au Palais d'été.

Cixi mourut le 15 novembre 1908, et trois ans plus tard, la dynastie des Qing disparaissait.

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Source: french.china.org.cn

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