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Dans son allocution prononcée lors de la cérémonie d'ouverture du colloque sur le partenariat stratégique Chine-Europe, tenu le 19 novembre, M. Raffarin a appelé à « ne pas passer à côté de grandes opportunités pour de petites choses dans la gestion des relations sino-françaises et sino-européennes ». « C'est sûr que nos deux pays ont des opinions différentes sur certains sujets, parce que nous avons des systèmes culturels et politiques différents. C'est la même chose au niveau des relations entre les entreprises de nos deux pays, lorsqu'il y a des problèmes, il y a des procès. Mais cela ne doit pas influencer les relations diplomatiques. La Chine et l'Europe doivent mieux coopérer, par exemple, en ce qui concerne la réforme de l'ONU. Les relations sino-européennes pourront ainsi jouer un rôle plus important sur la scène internationale. Nous avons les mêmes intérêts concernant ces sujets », a expliqué Jean-Pierre Raffarin.
En réponse à la question « Comment considérer les actes sécessionnistes du Dalai-Lama et comment les deux pays peuvent-ils mieux comprendre les intérêts fondamentaux mutuels ? », M. Raffarin a déclaré : « Nous pensons que chacun peut posséder sa propre croyance, mais la religion ne doit pas devenir une position politique et le chef religieux ne doit pas devenir un chef politique. Nous y sommes hostiles. »
« L'année dernière, lors du passage de la flamme olympique à Paris, c'est vrai que les sentiments des jeunes Chinois ont été blessés. Aujourd'hui lors de mon entretien avec le vice-premier ministre, Li Keqiang, nous avons tous réaffirmé que le respect était le préalable nécessaire à l'amitié. Je respecte les jeunes Chinois, leur mode de vie ouvert ainsi que leur volonté de procéder à des échanges. J'espère que la Chine participera à davantage d'activités mondiales concernant les jeunes. J'exprime une fois de plus mon respect vis-à-vis des jeunes Chinois », a déclaré M. Raffarin.
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