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La Chine a exprimé mardi 30 octobre "son profond mécontentement et sa ferme opposition" par rapport à l'entretien entre des dirigeants canadiens et le dalaï lama et aux activités relatives organisées pour lui.
Le Premier ministre canadien Stephen Harper et la Gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean ont rencontré le dalaï lama et le parlement canadien a donné une réception en l'honneur du dalaï lama pour lui attribuer la distinction de "citoyen honoraire du Canada".
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Jianchao, a déclaré que la Chine s'opposait fermement et constamment à ce que quiconque et à ce que tout pays utilise la question du dalaï lama pour s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine.
Le Tibet est une partie inaliénable du territoire chinois et le problème du dalaï lama est une affaire intérieure purement chinoise, a souligné Liu.
Les propos et les actes du dalaï lama durant les dernières décennies ont montré que le dalaï lama était un exilé politique engagé dans des activités sécessionnistes sous couvert de religion, a indiqué Liu.
Au mépris des représentations solennelles de la Chine, la partie canadienne a obstinément permis au dalaï lama de se rendre en visite au Canada, organisé des entretiens entre lui et des dirigeants canadiens ainsi que des activités en son honneur, ce qui va à l'encontre des principes des relations internationales et constitue une grossière ingérence dans les affaires intérieures de la Chine, a affirmé Liu.
Ces actes erronés ont gravement heurté les sentiments des Chinois et ont nui aux relations sino-canadiennes, a-t-il ajouté.
La Chine appelle le Canada à réviser et corriger sérieusement ses actes erronés à l'égard du problème du dalaï lama et de prendre des mesures efficaces pour éliminer immédiatement leur impact néfaste, a indiqué Liu.
Il a ajouté que le Canada devait cesser de tolérer et soutenir les activités sécessionnistes contre la Chine visant à réaliser l' "indépendance du Tibet" et cesser de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine, afin d'éviter de porter plus de préjudices aux relations sino-canadiennes. |