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Prochaine visite en Chine de la ministre britannique des Affaires étrangères
À l’invitation de Wang Yi, membre du Bureau politique du Comité central du PCC et ministre des Affaires étrangères, la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, se rendra en Chine du 1er au 3 juin et tiendra le 11e Dialogue stratégique Chine-Royaume-Uni, a annoncé le 31 mai le ministère chinois des Affaires étrangères. Un expert chinois a souligné que cette visite témoignait de la volonté du Royaume-Uni de maintenir le dialogue avec les grandes puissances comme la Chine dans un contexte d’incertitudes mondiales croissantes, tout en poursuivant les avancées effectuées de la visite du Premier ministre britannique Keir Starmer en Chine.
Selon un article de Reuters publié le 30 mai, citant le gouvernement britannique, Mme Cooper devrait rencontrer des responsables chinois à Beijing avant de se rendre à Shenzhen, pôle technologique du sud du pays, le 3 juin, pour un programme axé sur les sciences et les technologies. Toujours selon Reuters, après sa visite en Chine, Mme Cooper se rendra en Inde. Les discussions lors de ces deux visites devraient porter sur divers enjeux internationaux, notamment le détroit d’Ormuz, le conflit russo-ukrainien et l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement. Interrogé sur les informations concernant cette visite de Mme Cooper lors d’un point de presse le 15 mai, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a déclaré n’avoir rien à ajouter pour le moment. Il a toutefois souligné que la Chine et le Royaume-Uni sont tous deux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et figurent parmi les principales économies mondiales. Le développement d’un partenariat stratégique global sino-britannique durable et stable constitue un important objectif commun atteint par les dirigeants des deux pays. « La Chine est disposée à maintenir des échanges étroits et un dialogue constant avec le Royaume-Uni et à œuvrer conjointement au développement continu de nos échanges amicaux et de notre coopération mutuellement avantageuse », a déclaré M. Guo.
La visite de Mme Cooper en Chine intervient cinq mois seulement après celle du Premier ministre britannique Keir Starmer, alors que son parti, le Parti travailliste, tente de reconstruire le partenariat entre le Royaume-Uni et Beijing après des années de relations tendues sous le gouvernement conservateur, selon l’agence de presse allemande DPA.
Feng Zhongping, directeur de l’Institut d’études européennes de l’Académie chinoise des sciences sociales, a déclaré dans une interview le 31 mai au Global Times que cette visite témoignait selon lui de la volonté du Royaume-Uni de maintenir des canaux de communication avec les grandes puissances telles que la Chine, dans un contexte d’incertitudes mondiales croissantes. Plus concrètement, cette visite devrait viser à donner suite aux résultats de la visite de M. Starmer en Chine en début d’année et à les consolider. « Cette visite s’inscrit dans la continuité de l’approche plus pragmatique du gouvernement Starmer à l’égard de la Chine, et l’inclusion de Shenzhen, pôle technologique chinois, dans l’itinéraire de Mme Cooper laisse présager des discussions sur un renforcement de la coopération scientifique et technologique », a déclaré M. Feng.
Selon Reuters, la visite de Mme Cooper en Chine intervient dans un contexte de fortes tensions géopolitiques, de flambée des prix du pétrole suite à la guerre israélo-américaine contre l’Iran, et alors que le Royaume-Uni peine à relancer sa croissance économique.
La visite de Mme Cooper en Chine et la recherche d’un dialogue pragmatique sont donc de nature à renforcer la coordination des politiques sur les questions internationales entre la Chine et le Royaume-Uni, tous deux membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et grandes puissances économiques mondiales. Elles devraient également permettre d’approfondir la coopération pratique bilatérale dans de nombreux domaines, notamment économiques et commerciaux, a ajouté M. Feng.
Lors de sa visite en Chine en janvier, M. Starmer avait déclaré souhaiter une relation « plus sophistiquée » et annoncé des accords économiques visant à faciliter l’implantation des entreprises britanniques en Chine, selon le journal The Guardian.
« Bien que la Grande-Bretagne demeure prudente, notamment dans les domaines des énergies nouvelles et des technologies de pointe, elle reconnaît clairement que la Chine est un partenaire important dans un monde multipolaire et un pays avec lequel elle doit nouer des relations économiques », a souligné M. Feng.
Selon le journal South China Morning Post, les liaisons aériennes entre l’Europe et la Chine ont fait le plein de personnalités politiques de premier plan, dont des premiers ministres, des présidents et des ministres, donnant l’impression d’un continent se tournant vers l’Est. Une vague de visites, amorcée à la fin de l’année dernière, a vu des personnalités politiques de pays européens tels que l’Espagne, la France, le Royaume-Uni, l’Irlande, la Finlande et l’Allemagne, faire le déplacement à Beijing.
Malgré les réserves persistantes de certains pays européens, ces derniers recherchent de plus en plus la coopération avec la Chine, reconnaissant la nécessité concrète de ce dialogue, a déclaré M. Feng.
| Source:french.china.org.cn | ![]() |
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