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Kenya : des dirigeants locaux s'opposent au plan d'intégration des réfugiés

Par : 梁辰 |  Mots clés : dirigeants locaux,réfugiés,plan,kenya,intégration,opposent,solution locale audacieuse,double crise alimentaire,mettre,a toujours maintenu,ruto,communautés,communauté,situés près,services essentiels,république démocratique
French.china.org.cn | Mis à jour le 31-03-2025
Agence de presse Xinhua | 31. 03. 2025

Des dirigeants de la communauté turkana, dans le nord du Kenya, se sont opposés dimanche au plan annoncé par le président William Ruto en vue d'intégrer les réfugiés des pays voisins dans les communautés locales.

Daneil Epuyo, député de la circonscription de Turkana Ouest, a incité les dirigeants locaux à rejeter le "plan Shirika" (coopération en swahili), invoquant un manque de consultations.

"Notre communauté n'a pas été consultée. Comment le gouvernement peut-il promouvoir l'intégration des étrangers, alors même que la communauté d'accueil manque de services essentiels ?", a affirmé dimanche M. Epuyo, exhortant le gouvernement à respecter la constitution et à solliciter la participation du grand public avant de mettre le plan en œuvre.

Le comté de Turkana abrite les camps de réfugiés de Kakuma et de Kalobeyei, situés près de la frontière avec le Soudan du Sud. Les dirigeants locaux ont averti que ce plan d'intégration des réfugiés pourrait entraîner des conflits avec les communautés d'accueil, qui sont déjà elles-mêmes confrontées à une double crise alimentaire et hydrique.

Selon M. Ruto, le plan Shirika est une "solution locale audacieuse, qui fait écho à l'appel de l'Union africaine à trouver des solutions africaines aux problèmes de l'Afrique et aux défis mondiaux". Ce programme devrait permettre d'améliorer les conditions de vie de plus des réfugiés et demandeurs d'asile ainsi que de leurs généreux hôtes, en transformant les camps de réfugiés du pays en communautés intégrées.

Le Kenya, un pays est-africain qui a toujours maintenu une politique d'asile ouverte, héberge plus de 700.000 réfugiés et demandeurs d'asile - principalement originaires de Somalie, du Soudan du Sud, du Burundi et de la République démocratique du Congo - ayant fui des conflits régionaux persistants.

"Nous sommes ici en tant que réfugiés et non en tant que citoyens. Nous souhaitons que le gouvernement et les autres organisations nous aident à trouver une solution durable, et non qu'ils nous obligent à nous intégrer à la communauté d'accueil", a affirmé Abdi Mohammed, un réfugié somalien du camp de Kakuma.

Les membres de la communauté turkana ont déclaré que l'afflux de réfugiés avait mis à rude épreuve des ressources naturelles limitées comme l'eau, les terres arables et le bois de chauffage, tout en saturant également les services de base comme les écoles et les centres de santé.

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Source: Agence de presse Xinhua
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