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La Chine tient une série de consultations au service de la paix régionale et mondiale

La diplomatie de grande puissance de la Chine s’engage avec les États-Unis et la Russie de manière constructive
Depuis ce week-end, Beijing a impressionné les observateurs en tenant deux séries distinctes de consultations intenses de haut niveau avec Washington et Moscou.
Le haut diplomate chinois Wang Yi a terminé dimanche deux jours d'entretiens à Malte avec le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, Jake Sullivan, et est arrivé lundi en Russie pour une consultation de quatre jours entre la Chine et la Russie portant sur la sécurité stratégique.
Des analystes ont déclaré que les deux séries de discussions – se succédant de près – font partie des efforts de la Chine pour poursuivre ses dialogues bilatéraux réguliers avec les grands pays influents et contribuer à renforcer les efforts concertés des nations afin de stabiliser la région Asie-Pacifique.
La Chine et les États-Unis ont qualifié leurs consultations de ce week-end de « franches, substantielles et constructives » dans des rapports officiels publiés dimanche. Parmi les résultats des discussions, les deux parties ont convenu de tenir trois consultations sino-américaines sur la région Asie-Pacifique, les affaires maritimes et la politique étrangère.
Lundi matin, Beijing a annoncé que M. Wang, qui est membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et directeur du Bureau de la Commission des affaires étrangères du Comité central du PCC, tiendrait le 18e cycle de discussions de sécurité stratégique sino-russes en Russie de lundi à jeudi.
Diao Daming, professeur à l'École des relations internationales de l'Université Renmin de Chine, a déclaré que « le contexte commun des deux séries de discussions est que le monde d'aujourd'hui se trouve dans la tourmente et le chaos, l'économie mondiale a un long chemin à parcourir pour se redresser dans l’ère post-pandémie, et le monde attend largement un ordre international amélioré ».
Il a été rapporté qu’« au cours des discussions du week-end, la Chine et les États-Unis ont également parlé de la région Asie-Pacifique, de la crise ukrainienne et de la situation dans la péninsule coréenne, entre autres questions internationales et régionales ».
« La Chine a conservé son rythme constant et sa résilience dans sa diplomatie de grande puissance face aux divers changements, et elle cherche sérieusement à façonner ses relations avec les grandes puissances dans le but d'améliorer la situation de la région et la trajectoire du monde », a soutenu M. Diao.
« Ce que la Chine veut, c'est travailler avec la communauté internationale pour relever les défis, et elle a toujours essayé d'injecter dans le monde un flux constant de positivité et de certitude », a-t-il ajouté.
MM. Wang et Sullivan s’était déjà rencontrés et avaient discuté au mois de mai à Vienne, en Autriche. Avant cela, des communications stratégiques de haut niveau entre la Chine et les États-Unis avaient eu lieu au cours des deux dernières années, notamment à Zurich, Rome et Luxembourg.
Lors des consultations avec Washington, la question de Taïwan et la perception américaine du développement de la Chine ont été au premier plan des sujets discutés.
Un haut responsable anonyme du ministère chinois des Affaires étrangères qui a participé aux discussions du week-end a affirmé que « les multiples séries de consultations dans leur ensemble ont dépassé 12 heures au total » et que « la question de Taïwan a pris le plus de temps ».
Ce responsable anonyme a déclaré aux médias chinois: « M. Wang a souligné que le statu quo le plus essentiel est que les deux rives du détroit de Taïwan appartiennent à une seule Chine, et que les tensions à travers le détroit proviennent des activités de plus en plus effrénées du Parti démocrate progressiste de Taïwan (PDP) en faveur de l'“indépendance de Taïwan” ».
« La bonne voie pour une résolution pacifique de la question de Taïwan consiste à s'opposer résolument à “l'indépendance de Taïwan” et à soutenir la réunification pacifique de la Chine », a affirmé Wang Yi.
« La Chine a toujours rejeté les tentatives d'utiliser le terme de “concurrence” pour définir l'ensemble des relations sino-américaines, et elle s'oppose au découplage économique sous prétexte de “réduire les risques”, a déclaré M. Wang à M. Sullivan.
M. Wang a exprimé « de sérieuses inquiétudes quant à la répression et à l’entrave des États-Unis contre la Chine en termes de sciences et de technologie, ainsi qu'aux sanctions unilatérales et déraisonnables imposées par les États-Unis aux entreprises, institutions et individus chinois ».
Su Xiaohui, directrice adjointe du Département d'études américaines à l'Institut chinois d'études internationales, a indiqué que la tenue de « plusieurs cycles » montre l'intensité des discussions et « le grand nombre de sujets à discuter entre Beijing et Washington ».
« Et le message de Beijing est clair : ne pas franchir la ligne sur la question de Taïwan, et cesser de réprimer et d'encercler la Chine », a-t-elle déclaré.
« Washington devrait travailler vers le même objectif aux côtés de la Chine et prendre des mesures plus positives en réponse au message de la Chine », a-t-elle ajouté.
Parallèlement, le précédent cycle de consultations dans le cadre du mécanisme de consultation sur la sécurité stratégique sino-russe a eu lieu en septembre de l'année dernière à Fuzhou, dans la province chinoise du Fujian (sud-est). Le mécanisme a été créé en 2005.
Des observateurs ont affirmé que ce mécanisme s'inscrit dans le cadre de l'évolution de la coopération stratégique globale sino-russe dans la nouvelle ère.
Le voyage cette semaine en Russie de M. Wang, qui a été invité par Nikolaï Patrouchev, secrétaire du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, pour le 18e cycle de consultations, est « une activité de routine dans le cadre du mécanisme de consultation stratégique de sécurité sino-russe », a déclaré lundi la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Ning.
Ce voyage en Russie « vise à mettre en œuvre l'important consensus atteint par les chefs d'État des deux pays, à promouvoir le développement des relations bilatérales et à mener une communication approfondie sur des questions importantes liées aux intérêts stratégiques de sécurité des deux pays », selon Mme Mao.
Elle a mis en avant l'identité commune des deux pays en tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies et grandes économies de marché émergentes.
« Les deux pays ont toujours maintenu une communication étroite sur les questions majeures, stratégiques et primordiales d'intérêt commun », a-t-elle ajouté.
L'ambassadeur de Chine en Russie, Zhang Hanhui, a soutenu que « la coopération stratégique sino-russe est le “pilier” du maintien de la paix et de la sécurité internationales », et que « l'importance et l'impact des relations sino-russes vont bien au-delà du contexte bilatéral ».
Dans une interview publiée la semaine dernière sur le site Internet du Quotidien du Peuple, M. Zhang a affirmé que les deux parties « travaillent en étroite collaboration sur la scène internationale, s'opposent résolument à l'hégémonie et à la politique de puissance, et adhèrent au véritable multilatéralisme ».
| Source:french.china.org.cn | ![]() |
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