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Les questions climatiques et les énergies propres au cœur du programme de la visite en Chine de John Kerry
La visite en Chine de John Kerry, l'envoyé spécial présidentiel des États-Unis pour le climat, devrait se concentrer sur le renforcement de l'engagement sur les questions climatiques et en matière d'énergie propre entre les deux pays, tout en abordant éventuellement la manière dont ils pourraient se coordonner pour le succès de la prochaine 28e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP28), ont déclaré des experts.
M. Kerry est arrivé à Beijing dimanche et doit repartir mercredi.
La Chine a suspendu les pourparlers sur le climat avec les États-Unis à la suite de la visite à Taïwan de Nancy Pelosi, alors présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, en août de l'année dernière.
M. Kerry a précédemment tenu en novembre 2022 des discussions avec son homologue chinois Xie Zhenhua en marge de la COP27 en Égypte. Les deux envoyés se sont également entretenus par vidéoconférence début janvier, discutant des efforts conjoints pour protéger le climat mondial de manière multilatérale.
Joanna Lewis, directrice du programme des sciences, de la technologie et des affaires internationales à l'université de Georgetown, à Washington, a déclaré : « Comme il s'agit de la première réunion en face à face depuis plusieurs mois, je m'attends à ce que ce voyage se concentre sur la manière de relancer l'engagement sur le climat et l'énergie propre, tant à un niveau élevé qu'au niveau opérationnel. »
Mme Lewis a indiqué être impatiente d'assister aux discussions entre les deux nations pour la COP28, réunion officiellement connue sous le nom de 28e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui devrait se tenir aux Émirats arabes unis plus tard cette année.
« Comme nous l'avons vu dans le passé, si les États-Unis et la Chine ne sont pas en mesure de discuter des questions clés au programme de la COP28 avant la réunion, cela pourrait entraîner des difficultés pour obtenir des résultats positifs », a-t-elle souligné.
Il est important que les deux parties discutent à l'avance de certaines des questions et essaient de trouver des moyens de travailler ensemble pour rassembler le soutien d'autres pays sur des sujets clés telles que le Bilan mondial, les pertes et dommages ainsi que le financement climatique, a-t-elle ajouté.
Wang Yi, directeur adjoint du comité national d'experts chinois sur le changement climatique, a déclaré que la COP28 était un sujet clé pour les deux parties, bien qu'il soit également important pour elles de tenir des discussions sur la manière de poursuivre la mise en œuvre de la Déclaration conjointe sino-américaine de Glasgow sur l'amélioration de l'action climatique dans les années 2020, qui a été conclue en 2021 lors de la COP26 à Glasgow, en Écosse.
Grâce à des efforts bilatéraux, la Chine et les États-Unis ont jeté les bases d'un soutien international à l'accord historique de Paris sur le changement climatique, qui a été adopté par 196 parties en 2015.
Les deux plus grands émetteurs de gaz à effet de serre au monde devraient tirer pleinement parti de cet héritage pour assurer le succès de la COP28, a indiqué M. Wang.
Selon Thom Woodroofe, chercheur principal et directeur fondateur du Climate Hub de l’Asia Society Policy Institute, la COP28 a un rôle important à jouer dans le processus d'inventaire mondial consistant à évaluer les progrès de chaque pays vers la réalisation de ses objectifs existants pour 2030.
M. Woodroofe, qui est également un ancien diplomate du climat, a déclaré qu'un passage vers « une gestion de la crise climatique en tant que sujet autonome » dans les relations bilatérales serait le « Saint Graal » de la visite de M. Kerry, mais c'est peu probable.
« Bien que cela soit peu probable, un bon résultat serait un accord des deux parties pour revenir là où elles en étaient fin 2021 lors du sommet sur le climat COP26 à Glasgow », a-t-il noté dans un e-mail.
Dimitri de Boer, directeur régional des programmes pour l'Asie à l'organisation de droit environnemental ClientEarth, a indiqué espérer voir la Chine et les États-Unis accorder la priorité à la coopération sur l'accélération de la transition énergétique mondiale pour aider à lutter contre la crise climatique mondiale.
« Nous constatons maintenant les effets du changement climatique dans les pays du monde entier, et nous voulons de toute urgence voir les plus grandes économies du monde coopérer pour y faire face », a-t-il souligné.
« Les mauvaises relations américano-chinoises ont été le facteur clé qui a freiné cela, mais nous avons récemment vu des signaux encourageants. La priorité absolue devrait être que les deux parties se coordonnent pour accélérer la transition énergétique mondiale », a-t-il ajouté.
| Source:french.china.org.cn | ![]() |
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