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L'ambassade du Japon à Beijing organise une conférence de presse sur le plan de rejet d’eau contaminée par le nucléaire « sans inviter les médias chinois »

Commentant le 14 juin les reportages des médias selon lesquels La Chine aurait esquivé les appels au dialogue de Tokyo, le ministère chinois des Affaires étrangères a expliqué que le Japon s’est non seulement abstenu de réfléchir à sa mauvaise décision de déverser de force de l'eau contaminée par le nucléaire dans la mer, mais a de plus de nouveau répandu de la désinformation, tentant de semer la confusion dans la communauté internationale.
La veille, le quotidien japonais The Mainichi avait affirmé que Beijing avait « ignoré » les propositions répétées de Tokyo concernant son plan d'évacuation des eaux usées de Fukushima. Selon le journal, lors d'un point de presse avec des journalistes étrangers basés à Beijing organisé à l'ambassade du Japon dans la capitale chinoise, des responsables du gouvernement japonais ont également exprimé leur inquiétude quant à la description de « l'eau traitée » comme étant « contaminée », ajoutant que la « désinformation » de la Chine porte atteinte à sa réputation.
En réponse à l’article, Wang Wenbin, porte-parole du ministère, a souligné le 14 juin que l'ambassade du Japon à Beijing a organisé une conférence de presse sans inviter les médias chinois, mais que chaque phrase était liée à la Chine, ce qui, selon M. Wang, « suggère soit des motifs mal intentionnés, soit un manque de confiance ».
Par ailleurs, a noté le porte-parole, le Japon n'a pas suivi le principe de consultation de bonne foi sur l'élimination de l'eau contaminée par le nucléaire, et il a tenté à plusieurs reprises d'induire la communauté internationale en erreur. Il a aussi réitéré que si le Japon avait vraiment la sincérité de négocier, il devrait alors annoncer la suspension du plan de rejet, permettre aux pays voisins, aux pays insulaires du Pacifique et aux autres parties prenantes d'échantillonner et d'analyser de manière indépendante les eaux contaminées par le nucléaire, et accepter d'explorer toutes les options d'élimination possibles autres que le rejet en mer.
Si cette soi-disant « eau traitée » est vraiment sûre, a conclu M. Wang, le Japon devrait choisir de s'en débarrasser au niveau national, plutôt que de transférer le risque vers les pays du Pacifique. La Chine exhorte en conséquence le Japon à mettre fin aux manipulations politiques et à revenir sur la bonne voie pour répondre aux préoccupations de toutes les parties.
Selon l’Associated Press, Tokyo Electric Power Co, l'exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima endommagée, a commencé le 12 juin les tests de ses installations nouvellement construites pour déverser de l'eau contaminée par le nucléaire dans l'océan Pacifique. Le processus devrait se poursuivre pendant environ deux semaines avant le déversement concret de l'eau nocive.
De leur côté, des associations et des initiés de l'industrie de Hong Kong, de Macao, de Taïwan et de la partie continentale de la Chine ont organisé de vives manifestations et exprimé leur colère et leur opposition face au plan japonais de déversement d'eau radioactive qu’ils ont qualifié d’irresponsable, exhortant les décideurs à suspendre les importations alimentaires concernées et demandant au Japon de mettre fin à ses actes imprudents en temps opportun afin d'éviter une situation irréversible.
| Source:french.china.org.cn | ![]() |
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