La France se prépare à accueillir les 22 et 23 juin un sommet pour un nouveau pacte financier mondial, voulu par le président Emmanuel Macron. Son objectif : allier lutte contre la pauvreté et lutte contre le réchauffement climatique.
Prévue depuis plusieurs mois, cette réunion internationale de haut niveau avait été annoncée tout d'abord en novembre 2022, à l'occasion du sommet du G20 et à l'issue de la COP27. M. Macron voulait faire un point d'étape pour étudier "toutes les voies et moyens d'accroître la solidarité financière avec le Sud". Il a réitéré son appel à un nouveau pacte financier mondial lors du sommet du G7 en mai dernier à Hiroshima. Selon lui, une réforme du système financier mondial devrait favoriser les pays émergents et les accompagner dans le combat contre le changement climatique.
Le 6 janvier dernier, Catherine Colonna, la ministre française de l'Europe et des Affaires étrangères, a dit que ce sommet viserait à "bâtir un nouveau contrat entre le Nord et le Sud" afin de faciliter l'accès des pays vulnérables aux financements nécessaires pour faire face aux conséquences des crises récentes et futures. Plusieurs agendas seront croisés lors du sommet des 22 et 23 juin, celui du climat et du développement, mais aussi celui du remboursement de la dette.
Selon l'Elysée, le sommet devrait aborder "la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité" et contribuer à "la résolution des crises internationales". Le président français estime que le rééquilibrage du système financier serait "le seul moyen d'éviter une division du monde", étant donné que "de plus en plus de pays du Sud ont le sentiment qu'on leur demande de faire des efforts climatiques alors qu'on ne les a pas suffisamment aidés pour lutter contre la pauvreté".
"Nous allons porter un agenda de réforme du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale pour davantage offrir de financements aux pays qui en ont le plus besoin", a indiqué Emmanuel Macron. Selon lui, cela passera par le fait de "développer plus de financements privés par des mécanismes de garantie".
Plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement assisteront à ce sommet dont la Première ministre barbadienne Mia Mottley, qui porte depuis la COP26 l'Initiative de Bridgetown visant à financer l'atténuation du changement climatique. Parmi les autres ayant confirmé leur présence, on compte entre autres Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, Ajay Banga, président de la Banque mondiale, ainsi que Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI. Par ailleurs, la société civile et le secteur privé seront aussi représentés.







