La croissance économique du Zimbabwe devrait ralentir à 3,5% en 2022 en raison de nouveaux chocs intérieurs et extérieurs, a annoncé jeudi le Fonds monétaire international (FMI).
Après avoir enregistré une croissance robuste de 8,5% en 2021 grâce à la réponse rapide du gouvernement zimbabwéen à la pandémie de COVID-19, l'économie est désormais soumise à la pression de multiples chocs, a expliqué le FMI.
"De nouveaux chocs intérieurs et extérieurs ont toutefois des effets négatifs sur les conditions économiques et sociales. La croissance du PIB réel devrait donc baisser à environ 3,5% en 2022", a déclaré le chef de l'équipe du FMI, Dhaneshwar Ghura, dans un communiqué paru à la fin de l'article IV de la mission du FMI au Zimbabwe.
M. Ghura a estimé que la flambée de l'inflation, des précipitations irrégulières, des pénuries d'électricité et le conflit russo-ukrainien représentaient des chocs ayant eu un impact négatif sur l'économie du Zimbabwe.
Le FMI a reconnu les efforts du Zimbabwe pour stabiliser le marché local des changes et réduire l'inflation, mais cette institution a averti que l'incertitude restait élevée et que les perspectives économiques dépendraient de la mise en œuvre de politiques phares et de l'évolution des chocs externes.







