Cameroun : le ministre de la Santé évoque la réticence des compatriotes à utiliser les moustiquaires

Par : Lisa |  Mots clés : Cameroun-paludisme
French.china.org.cn | Mis à jour le 23-06-2022

Le ministre camerounais de la Santé publique, Malachie Manaouda, a déploré mercredi le fait que beaucoup de ses compatriotes soient réfractaires à l'utilisation des moustiquaires imprégnées à longue durée d'action (MILDA), qui leur sont données à titre gratuit par l'Etat dans le cadre de la lutte contre le paludisme.

Les taux actuels de leur possession et de leur usage effectif, de l'ordre de 77% et 58,7% selon de récentes études, "restent encore à améliorer, des efforts devant être faits pour atteindre une couverture universelle qui est de 100% et un taux d'utilisation effective d'au moins 80%, tel que prescrit par le Plan stratégique 2019-2023", a dit le ministre de la Santé publique à Xinhua mercredi.

Cette réaction est intervenue alors que le pays venait de lancer sa 4e campagne nationale de distribution gratuite de 16,7 millions de MILDA, pour arriver à un total de 52 millions d'unités en onze ans.

Selon les données du rapport du Programme national de lutte contre le paludisme, cette pathologie est responsable de 29,9% de consultations dans les formations sanitaires, 42% de consultations externes chez les enfants de moins de 5 ans, 64% de motifs d'hospitalisation et 14,3% de décès dans le pays.

Il convient de noter que le traitement du paludisme est gratuit au Cameroun depuis 2004 pour les enfants de moins de 5 ans sur toute l'étendue du territoire, une mesure qui en 2015 a été étendue aux femmes enceintes ainsi que le traitement chimio-prévention du paludisme saisonnier chez les enfants de moins de 5 ans dans les régions du Nord et de l'Extrême-Nord.

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Source: Agence de presse Xinhua
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