Les dirigeants de l'Union européenne (UE) se sont réunis lundi à Bruxelles pour une réunion spéciale qui risque d'être éclipsée par le désaccord sur une sortie progressive des importations de pétrole russe, une mesure qui se heurte à un blocage de la Hongrie.
Cette interdiction du pétrole russe a pour but d'intensifier la pression sur Moscou pour mettre fin à son opération militaire en Ukraine.
Toutefois, la Hongrie, qui importe 65% de son pétrole de Russie par le biais de l'oléoduc Droujba,a demandé à être exemptée de cette interdiction avec la République slovaque et la République tchèque.
Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a mis en garde lundi que les perspectives de validation de cette interdiction n'étaient "pas bonnes".
M. Orban a déclaré avoir consulté une proposition révisée de ce projet d'interdiction, soulignant qu'il n'y avait toujours pas d'accord sur ce sujet.
Tout en saluant la décision d'exempter le pétrole de cet oléoduc, le Premier ministre hongrois a insisté pour que des garanties soient données à son pays que son approvisionnement en pétrole russe soit protégé si quelque chose arrive à cet oléoduc, qui traverse l'Ukraine pour atteindre la Hongrie.
Il a indiqué qu'il n'y avait pas de compromis clair sur cette question, attribuant cette "position difficile" au "comportement irresponsable" de la Commission européenne (CE).
Un sixième volet de sanctions contre la Russie a été proposé par la CE le 4 mai. Ce volet comprend une interdition complète de tout le pétrole russe, qu'il soit acheminé par voie marine ou par oléoduc, et qu'il soit brut ou raffiné.
Toutefois, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ne sont pas parvenus à un accord sur ces sanctions le 16 mai, en raison de l'opposition de la Hongrie.
"La Commission et la présidence française ont travaillé intensément ces derniers jours pour faire avancer sur ce projet (...) nous n'y sommes pas encore", a déclaré aux journalistes la présidente de la CE, Ursula von der Leyen, en arrivant à ce sommet. F







