Le ministère kényan de la Santé a déclaré jeudi que le pays perdait 374 milliards de shillings (environ 3,25 milliards de dollars) par an en raison des coûts liés à la santé, à l'éducation et à la productivité associés à la malnutrition infantile.
Selon Patrick Amoth, directeur général par intérim de la santé au ministère de la Santé, l'impact de la dénutrition dans les premières années fait que les individus n'atteignent que 55 % de leur potentiel. "Malgré les progrès, les chiffres sont toujours inquiétants et il reste clairement beaucoup à faire", a-t-il dit dans un communiqué publié à Nairobi.
Selon les statistiques du ministère kényan de la Santét, environ 22 % des enfants de moins de deux ans reçoivent une alimentation minimalement acceptable. Les carences en micronutriments, l'alimentation sous-optimale des nourrissons et des jeunes enfants sont les principaux facteurs de risque contribuant à l'augmentation de la morbidité et de la mortalité au Kenya, a ajouté M. Amoth.
Toutefois, le Kenya a fait d'énormes progrès dans l'intégration des interventions nutritionnelles dans les systèmes gouvernementaux en élaborant et en planifiant une législation qui promeut la santé de la mère, du nourrisson et du jeune enfant, a-t-il indiqué, notant que l'allaitement maternel est une approche clé de la santé publique pour la prévention des maladies et contribue à d'importantes économies de coûts de santé en améliorant la nutrition infantile.
Selon le ministère de la Santé, les efforts visant à améliorer la santé des mères, des nourrissons et des jeunes enfants nécessitent une approche multisectorielle qui s'attaque aux régimes alimentaires de mauvaise qualité pendant la petite enfance.







