Envoyer [A A]

Un documentaire américain accuse la Chine de surveillance avec des preuves factices

French.china.org.cn | Mis à jour le 11. 08. 2021 | Mots clés : Netflix,Etats-Unis

Le 20 janvier dernier, Netflix a mis en ligne une série documentaire disant enquêter sur la guerre d’espionnage en termes de technologie, d’outils et de personnes.

Bien que les États-Unis disposent de tout le matériel pour surveiller à grande échelle leurs propres citoyens et leurs alliés européens, Netflix a « généreusement » voulu consacrer quelques segments à la façon dont la Chine, de l’autre côté de l’océan, « espionne » son peuple. Malgré le placement de la série dans la catégorie des documentaires sur le site de Netflix, sa place est plutôt parmi les œuvres de fiction.

À environ 23 minutes et 45 secondes du premier épisode, la voix off commence à détailler « les drones les plus avancés fabriqués en Chine ».

« En plus de leur solide arsenal d’outils de surveillance, ils ont également mis au point des drones qui ressemblent à de vrais oiseaux. Ils sont si réalistes que de véritables oiseaux volent à leurs côtés pendant qu’ils surveillent les environs et les citoyens. Leur nom de code en Chine est 'Colombe' », raconte le narrateur.

Le visionnage de ce segment donne lieu à de profonds doutes quant à l’authenticité du documentaire. Premièrement, les images n’ont pas été tournées par Neflix, mais par le groupe médiatique russe RT, ce qui signifie que l’équipe de Netflix n’était pas là. Deuxièmement, le drone montré dans le film a la forme d’un aigle, tandis que la voix off le décrit comme un pigeon voyageur. Le narrateur pense-t-il que les Chinois sont incapables de faire la différence entre un aigle et une colombe ?

Le documentaire se penche sur une entreprise espagnole nommée EXPAL, qui se présente selon ses propres termes comme une « entreprise mondiale de défense et de sécurité offrant des solutions technologiques haut de gamme pour les besoins réels et futurs des forces armées », en bref, une entreprise d’armement.

On trouve sur leur site web une description d’un drone produit par la société, appelé Shepherd-MIL. En plus du texte de présentation, une vidéo vante certaines des caractéristiques du drone, comme le décollage et l’atterrissage automatiques, une autonomie d’une heure et un rayon de combat de 20 km.

En cherchant parmi les photos de l’agence de presse Chinanews.com, on trouve des images publiées le 15 septembre 2013 à propos du salon international de défense et de sécurité de Londres qui avait ouvert ses portes le 10 septembre. La première image est celle de l’« aigle » accompagné de la légende : « Un visiteur observe un drone Shepherd-MIL ».

Selon la société mère d’EXPAL, le groupe MAXAM, le Shepherd-MIL est un dispositif aérien de reconnaissance autonome, silencieux, en forme d’oiseau de proie. C’est la preuve que ce drone est bien produit par EXPAL. Comment est-il devenu un dispositif de surveillance développé en Chine dans la série de Neflix ?

Les États-Unis taisent leurs propres pratiques de surveillance visant leurs ressortissants et leurs violations des droits de l’homme, mais inventent toutes sortes de raisons absurdes pour attaquer la Chine sans la moindre preuve. Le pays utilise cette approche pour dénigrer la Chine sur de nombreux sujets.

Aujourd’hui, les États-Unis continuent de spéculer sur les origines secondaires de la pandémie de COVID-19, tout en refusant d’aborder les questions qui se posent à propos de leur laboratoire de Fort Detrick, tout comme ils l’ont fait à de nombreuses reprises dans le passé, afin de détourner l’attention et de réduire la pression nationale et internationale des sujets qui pèsent sur eux.


Suivez China.org.cn sur Twitter et Facebook pour rejoindre la conversation.
Source:french.china.org.cn