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Li Huiying : après l'investiture de Hollande, la période d'adaptation sera brève pour les relations sino-françaises

A l'issue de l'élection présidentielle française, le candidat du Parti socialiste Hollande a fait Nicolas Sarkozy le 11e dirigeant européen déchu dans le contexte de la crise européenne. Interviewée par China.org.cn, Mme Li Huiying, directrice adjointe du département de l'Europe de l'Institut de recherche sur la coopération commerciale et économique internationale relevant du ministère du Commerce, a déclaré que la gauche a porté Hollande à la présidence. Fidèle au maintien des valeurs fondamentales du Parti socialiste et à sa responsabilité envers les électeurs, Hollande doit honorer sa gouvernance de gauche. Par conséquent, les relations sino-françaises pourraient en recevoir un certain choc.

« Lors de sa campagne électorale, a ajouté Mme Li, Hollande a fait des déclarations défavorables à l'avenir des relations sino-françaises. Par exemple, il désapprouve l'aide économique chinoise à l'Europe ; il considère la Chine comme la source du déficit du commerce français ; il soulève le problème du taux de change de la monnaie chinoise ; il déclare qu'il ne refuse pas d'avoir une entrevue avec le Dalaï Lama. En tant que membre du Parti socialiste attaché aux droits de l'homme et à la notion des valeurs, Hollande pourrait exercer des pressions sur le « problème chinois des droits de l'homme ».

Ces propos font penser à M. Sarkozy lorsqu'il est arrivé au pouvoir en 2007. Il a lancé des attaques contre la Chine en ce qui concerne la qualité des produits, le déséquilibre commercial, le taux de change du yuan. D'autre part, il y a eu l'affaire du passage de la flamme olympique et sa réception du Dalaï Lama en Pologne, où les relations sino-françaises sont tombées au point mort. Il est inévitable que la coopération économique et commerciale bilatérale en ait souffert.

Mme Li a souligné ceci : à la suite de l'éclatement de la crise financière internationale, l'économie française a régressé et le chômage a augmenté. La Chine a connu elle aussi une réduction de la demande extérieure et un affaiblissement de la force motrice de sa croissance. Les deux parties étaient conscientes de leurs intérêts communs et des besoins réciproques. A partir de 2009, les relations sino-françaises ont commencé à se dégeler. De ce qui précède, on peut déduire qu'après l'investiture de Hollande, elles traverseront aussi une période désagréable d'adaptation mutuelle, mais cette période ne sera pas longue. En fin de compte, la Chine et la France n'ont pas de conflit d'intérêt fondamental. La France se trouve dans une situation difficile sur le plan économique et financier, dont la gravité est encore plus sérieuse que sous le mandat de Sarkozy. Tout président français doit être réaliste et ne pas ignorer la force de la Chine et son rôle dans la croissance mondiale. C'est pourquoi dans l'ensemble, l'avènement de M. Hollande à la présidence ne changera pas la politique chinoise de la France et les relations sino-françaises pourront rester stables. Un certain nombre de fluctuations seront probablement inévitables, mais elles ne devraient pas affecter la coopération économique et commerciale entre la Chine et la France dans son ensemble.

french.china.org.cn     2012/05/13

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