|
La Chine a marqué mercredi son opposition par rapport à un commentaire tenu récemment au sommet entre l'Union Européenne et les Etats-Unis concernant le Tibet, lui reprochant de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine.
"Nous sommes attentifs aux reportages relatifs et nous opposons à la déclaration sur le Tibet tenue au sommet entre l'Union Européenne (UE) et les Etats-Unis", a dit le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Qin Gang.
Ses commentaires font suites à une déclaration conjointe proclamée à la fin du sommet 2008 UE-Etats-Unis, faisant des commentaires sur le Tibet et accusant la situation sur les droits de l'homme en Chine.
Soulignant que le Tibet constituait une partie inaliénable du territoire chinois, Qin a dit que "la question du Tibet était une affaire intérieure de la Chine, de même que les relations entre le gouvernement chinois et le Dalaï Lama".
Les dirigeants de l'Union Européenne et des Etats-Unis ont exprimé dans la déclaration leur "inquétude face aux émeutes récentes au Tibet, et encouragé toutes les parties à s'abstenir de toute violence supplémentaire".
Ils ont apprécié la décision récente de la Chine de rentrer en contact avec les représentants du Dalaï Lama et encouragé les deux parties à progresser par le biais d'un dialogue substantiel, constructif et orienté vers des résultats rapidement.
Répondant à l'appel de l'UE et des Etats-Unis à la Chine pour que cette dernière "s'attaque à son mauvais bilan en matière des droits de l'homme", Qin a répliqué que le gouvernement avait fourni des efforts continus pour promouvoir et protéger les droits de l'homme.
"Nous résistons à toute tentative d'ingérence dans les affaires intérieures d'autres nations sous prétexte des droits de l'homme et nous opposons à l'adoption de tout double standard", a-t-il ajouté.
La Chine croit que les différends peuvent être gérés sur une base d'égalité et de confiance mutuelles, et par le dialogue et la coopération, a affirmé le porte-parole. |