| Le premier Concours du Meilleur sommelier chinois pour les vins français s'est clôturé après les étapes de Beijing et de Shanghai (organisées respectivement les 14 et 16 septembre) et marque l'émergence d'une jeune génération dans ce nouveau métier en Chine.
Le concours, le premier du genre en Chine, est composé de quatre épreuves : la dégustation "en aveugle" de six vins français, le service d'un champagne et d'un vin, les "mets et vins" qui consistent à choisir deux vins pour un menu désigné, et une question pour tester les connaissances de vins des candidats.
Les douze candidats qualifiés pour la finale, après une pré-sélection nationale entre une soixantaine de sommeliers, ont un âge moyen de 29 ans, avec une parfaite parité homme-femme. La jeune championne de Beijing, Li Meiyu, âgée de 26 ans, vient de terminer une formation de deux ans en France.
La Chine a consommé en 2008 environ 74,97 millions de caisses de vins (de douze bouteilles chacune). Le pays occupe aujourd'hui la première place mondiale pour le taux de croissance de sa consommation. Selon une étude menée par le Vinexpo et l'International Wine and Spirit Record (IWSR), l'augmentation devrait atteindre 31,58% sur la période 2009-2013.
En Chine, la sommelerie reste un métier mystérieux, apparu il y a seulement quelques années.
"Les candidats manquent de pratique. Mais ils sont très jeunes, avec un avenir brillant devant eux. Si chacun des quelque 50 000 restaurants chinois s'équipe d'un sommelier, le potentiel du secteur est énorme", a estimé Nelson Chow, un membre du jury et le président de l'Association des Sommeliers de Hong Kong.
L'avantage des sommeliers chinois, par rapport à leurs confrères étrangers, réside dans les "mets chinois et vins", a indiqué M. Chow. Celui-ci étudie depuis huit ans l'alliance entre les plats chinois et les vins internationaux.
Un phénomène particulier est à noter. En effet, la moitié de candidats travaillent chez des importateurs de vins, et non dans la restauration. "Le marché des vins chinois est jeune, et les importateurs sont en position de force face aux restaurants, alors que les grands restaurants locaux font venir des sommeliers étrangers", a révélé un candidat qui n'a pas souhaité que son nom soit dévoilé.
"La deuxième édition du concours aura lieu l'année prochaine, et l'on espère une participation plus active des milieux hôteliers", a fait savoir Charles Delamalle, le directeur de la Sopexa Chine (la société française pour l'expansion des ventes de produits agricoles).
Le concours a été co-organisé par le ministère français de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, la Sopexa et l'Association des Sommeliers de Hong Kong. |