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Gouvernements et entreprises étrangères affluent à la CICPE pour saisir les opportunités florissantes du marché chinois

Discutant avec des visiteurs du monde entier devant des rayons remplis de produits de santé, Keith Taverner, un homme d'affaires canadien, peine à contenir son enthousiasme lorsqu'il promeut ses produits à l'Exposition internationale des produits de consommation de Chine (CICPE), à laquelle il participe pour la première fois. Cette scène animée témoigne du fort attrait que la CICPE de cette année exerce sur les gouvernements et les représentants d'entreprises étrangers, qui ont afflué à Haikou, chef-lieu de la province chinoise de Hainan (sud).
Pour sa sixième édition, le salon a attiré un nombre record de pays participants et de délégations régionales, dont le Canada, l'Irlande et l'Allemagne. Pour beaucoup, le message est clair : « Le marché chinois est tout simplement trop important pour être ignoré ».
Le Canada, pays invité d'honneur de cette année, a rassemblé la plus importante délégation de son histoire, avec une quarantaine d'entreprises provenant de secteurs tels que les cosmétiques, les produits agricoles, les produits de santé et l'alimentation animale.
Lors de l'exposition, M. Taverner a déclaré au Global Times que c'était formidable de voir le Canada placé sous les projecteurs, avec ce stand en première ligne. « La Chine possède la plus grande population de consommateurs au monde, et il y a une immense classe moyenne qui est prête à acheter des produits naturels et est très soucieuse de sa santé […] Le potentiel de croissance est immense », a-t-il indiqué, expliquant ainsi sa présence.
Durant l'exposition, l'entrepreneur canadien a testé des promotions en livestreaming sur Douyin, adoptant l'idée qu'« en Chine, il faut faire comme les Chinois ».
« Ici, tout se vend en ligne », a-t-il déclaré, soulignant que de nombreux produits de son entreprise étaient déjà disponibles sur les plateformes de e-commerce chinoises et qu'elle collaborait avec des influenceurs pour promouvoir ses produis et interagir directement avec les consommateurs.
Le stand de M. Taverner a bénéficié de la promotion du ministre canadien du Commerce international Maninder Sidhu, en visite à l'exposition.
Lors d'une interview collective avec les médias, M. Sidhu a résumé la situation ainsi : « Si vous voyez ce qui se trouve derrière moi, à savoir 40 exposants de différents secteurs canadiens, vous comprenez ce que cela représente […] Beaucoup d'échanges, beaucoup de discussions, mais surtout un grand enthousiasme entre le Canada et la Chine ».
Le ministre canadien a déclaré que la croissance continue du marché de consommation chinois, avec ses 1,4 milliard de consommateurs, représentait une occasion exceptionnelle pour le Canada.
Non loin du pavillon canadien se trouve le pavillon irlandais, un pays qui a participé à toutes les éditions de l'exposition.
Du whisky, au beurre, en passant par les produits de soin de la peau, une vaste gamme de produits irlandais est présentée cette année. Nicholas O'Brien, ambassadeur d'Irlande en Chine, a déclaré au Global Times lors de l'exposition que « nous sommes très satisfaits du niveau de coopération et d'échanges commerciaux que nous entretenons avec la Chine, et nous souhaitons les voir se développer davantage ».
Évoquant la CICPE, M. O'Brien a souligné qu'il s'agissait d'un salon unique, car il est axé sur les produits de consommation en général, et « c'est un événement auquel nous sommes ravis de participer chaque année ».
Les propos de M. O'Brien ne sont pas anodins. Cette année, le salon a attiré plus de 3 400 marques provenant de plus de 60 pays et régions, les exposants internationaux représentant 65 % du total, soit une hausse de 20 points de pourcentage par rapport à l'édition précédente.
En parcourant le salon, les journalistes du Global Times ont fait une observation pertinente : alors que la CICPE est une plateforme pour les moyennes et grandes entreprises, elle abrite également de nombreuses PME familiales venues de toute l'Europe. Pour beaucoup d'entre elles, le salon est devenu un tremplin essentiel vers l'un des plus grands marchés de consommation au monde, leur permettant de diversifier leurs marchés et de s'internationaliser.
Claudia Mader est originaire de Meckenheim, petite ville de l'ouest de l'Allemagne, où est implantée Eubos, une PME familiale spécialisée dans les soins dermatologiques médicaux. Elle a parcouru une longue distance pour participer à la CICPE pour la première fois, alors qu'elle souhaite diversifier ses marchés, traditionnellement situés en Europe et dans certains pays d'Asie, la Chine étant un marché émergent en pleine expansion.
« Nous nous focalisons sur l'hydratation, la protection de la barrière cutanée et les soins doux pour la peau. Nous pensons que cela correspond parfaitement aux besoins des consommateurs chinois, désormais très informés sur la qualité et la composition des produits », a-t-elle déclaré.
Mme Mader a souligné que « la Chine est un marché immense et en forte croissance, et ce serait une excellente opportunité pour une entreprise allemande comme la nôtre de pénétrer ce marché, d'y réaliser une croissance durable et de s'y implanter durablement ».
Bien qu'il y ait de nombreux nouveaux venus, on trouve aussi des habitués. Ramel François, fournisseur de vins et propriétaire de son château familial en France, participe à l'exposition pour la sixième fois d'affilée. Pour lui, l'événement prend de l'ampleur chaque année, attirant toujours plus de visiteurs et d'exposants, et il est de plus en plus sollicité pour rencontrer ses partenaires, anciens comme nouveaux, venus de Chine et d'ailleurs.
« Nous devons être ici, car c'est ici que nous rencontrons les meilleurs clients, des personnes prêtes à déguster et à payer pour du vin français », a indiqué M. François.
Il dirige actuellement deux sociétés de négoce de vins, l'une à Haikou et l'autre à Shanghai, et il entrevoit un fort potentiel de croissance pour ce secteur.
Tout en reconnaissant l'immense marché de consommateurs chinois, M. François s'est dit conscient de la forte concurrence des vignerons étrangers et nationaux. « Je ne dirai pas que c'est facile, et nous devons vraiment travailler dur pour fidéliser nos clients et maintenir nos stocks, mais cela en vaut la peine. »
| Source:french.china.org.cn | ![]() |
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