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COMMENTAIRE : La visite de la présidente du Kuomintang témoigne d'un désir partagé de paix entre les deux rives du détroit de Taïwan

French.china.org.cn | Mis à jour le 09. 04. 2026 | Mots clés : visite de la présidente du KMT,Taïwan,Chine
french.china.org.cn | 09. 04. 2026

Cheng Li-wun, présidente du parti chinois Kuomintang (KMT), mène une délégation dans la partie continentale de la Chine du 7 au 12 avril, et cette visite a des répercussions bien au-delà de son simple itinéraire.

Alors que les tensions entre les deux rives du détroit sont attisées par des forces extérieures et que les voix séparatistes se font de plus en plus entendre sur l'île de Taïwan, le voyage de Mme Cheng envoie un message simple mais important: les tentatives de séparation par le biais de forces extérieures et en envenimant la confrontation entre les deux rives du détroit sont vouées à l'échec, car quel que soit le contexte international et quelles que soient les divisions politiques sur l'île, les populations des deux côtés du détroit aspirent massivement à la paix.

Les luttes intestines politiques sur l'île se sont intensifiées, tandis que les questions de sécurité sont régulièrement instrumentalisées pour créer un climat de conflit imminent. Les autorités du Parti démocrate progressiste (PDP) ont tenté d'amplifier ce climat de crise et de présenter la « résistance à la Chine » comme la seule option pour les Taïwanais. Mais les habitants de l'île aspirent à la stabilité, pas à un bain de sang. Lassés des manipulations politiques, ils souhaitent la paix de part et d'autre du détroit. Leur profond désir d'une vie normale constitue la réponse la plus efficace aux velléités séparatistes.

Hung Chi-chang, ancien président de la Fondation pour les échanges entre les deux rives du détroit, a conduit fin mars une délégation d'opérateurs touristiques taïwanais à Xiamen et à Pingtan, dans la province chinoise du Fujian (sud-est), afin d'échanger sur le développement de la coopération touristique transdétroit. Cette visite témoignait d'une volonté largement partagée au sein du secteur de renouer le dialogue et de réduire les tensions. Wang Jin-pyng, principal conseiller du KMT, a également apporté son soutien indéfectible au voyage de Cheng Li-wun, affirmant qu'il servait la cause de la paix. Il a exprimé l'espoir qu'elle transmette le sentiment majoritaire de l'opinion publique taïwanaise: remplacer la confrontation par la communication et le conflit par le dialogue.

Le voyage de Mme Cheng répond au souhait commun de paix, de développement, d'échanges et de coopération de part et d'autre du détroit. En l'accueillant, la partie continentale de la Chine a une fois de plus démontré sa sincérité dans sa volonté de promouvoir un développement pacifique et d'intensifier la communication entre les deux rives. C'est un signe clair que la porte du dialogue n'est pas fermée. Lorsque les deux parties reprendront le dialogue, l'impasse pourra être levée.

Le véritable obstacle à la normalisation des relations réside dans les forces politiques présentes sur l'île, qui bloquent depuis longtemps les échanges entre les deux rives du détroit. Une relation harmonieuse, qui aurait dû contribuer au bien-être des Taïwanais, a été instrumentalisée à des fins politiques.

La visite de Mme Cheng fait également contrepoids à l'ingérence flagrante des États-Unis dans la question taïwanaise. Dès l'annonce de cette visite, des responsables politiques américains ont commencé à envoyer des signaux inquiétants. Fin mars, des sénateurs américains se sont rendus à Taïwan et ont exhorté les autorités locales à approuver un budget de défense spécial de 40 milliards de dollars, tandis que le directeur de l'« Institut américain à Taïwan » a évoqué le soutien à la défense et à la sécurité énergétique de Taïwan. Parallèlement, le dirigeant taïwanais Lai Ching-te a profité de ses rencontres avec des responsables politiques américains pour promouvoir la coordination avec les États-Unis et d'autres « partenaires démocratiques » au nom de la « sécurité régionale ».

Ces initiatives sont présentées comme une coopération en matière de sécurité. En réalité, il s'agit d'attiser la peur, d'amplifier la confrontation et d'accroître encore les risques dans le détroit. Les États-Unis ne se sont jamais vraiment souciés du bien-être des Taïwanais. Washington souhaite simplement faire de Taïwan un avant-poste pour contenir la Chine et conserver le détroit comme levier géopolitique.

C'est ce qui rend la visite de Mme Cheng si importante. Elle démontre que les Chinois des deux côtés du détroit sont parfaitement capables de gérer leurs différends par le dialogue, de bâtir une confiance mutuelle et d'œuvrer pour la paix. Le message est clair, tant pour l'île que pour le reste du monde: le détroit de Taïwan aspire à la paix, non à la guerre. Il a besoin d'échanges, non de provocations. Et les populations des deux rives ont la capacité de façonner leur avenir et ne se soumettront pas à des manipulations extérieures.

La visite de Mme Cheng souligne également un fait fondamental: les relations entre les deux rives du détroit relèvent des affaires intérieures de la Chine, et les différends doivent être réglés par le dialogue. Peu importe comment les forces extérieures présentent leur implication, et peu importe comment les forces séparatistes de l'île tentent de tirer profit d'un soutien étranger, le fait que les deux rives du détroit appartiennent à une seule et même Chine reste inchangé. Il en va de même du fondement juridique et historique qui considère sans équivoque Taïwan comme faisant partie intégrante des affaires intérieures de la Chine.

Ce qui se passe dans le détroit de Taïwan affecte non seulement les relations entre les deux rives, mais aussi la sécurité de la région Asie-Pacifique, la stabilité de l'industrie et des chaînes d'approvisionnement, ainsi que les anticipations des marchés mondiaux. Chaque espace créé pour un dialogue pacifique réduit les risques régionaux. Chaque pas s’éloignant de la confrontation apaise les inquiétudes internationales.

Le signal envoyé par la visite de Mme Cheng est positif. Il contribue à rompre le cercle vicieux des relations entre les deux rives du détroit et à résister à l'emprise des manipulations extérieures sur la sécurité régionale.

Un règlement pacifique de la question taïwanaise sert les intérêts de la nation chinoise, de la région Asie-Pacifique et l'aspiration du monde à la stabilité, à la coopération et au développement. En ce sens, la visite de Mme Cheng insuffle une énergie positive et de la certitude face à un contexte international de plus en plus instable.

L'attention considérable suscitée par cette visite s'explique non seulement par son adéquation avec l'opinion publique majoritaire des deux côtés du détroit, mais aussi par la démonstration que l'appel à la responsabilité nationale conserve toute sa force et que la voie d'un développement pacifique est toujours possible.

Ce signal est important pour les populations des deux rives du détroit et pour la région Asie-Pacifique. Il constitue un avertissement pour ceux qui cherchent à tirer profit des tensions, à créer des crises et à se nourrir de la perspective d'un conflit.

Les faits démontreront en fin de compte que toute manœuvre politique qui lie Taïwan à une force de guerre extérieure et pousse ses habitants en première ligne du danger échouera face à l'opinion publique, à la réalité et à l'histoire. L'avenir de Taïwan est lié à la réunification nationale.

Le bien-être des Taïwanais dépend de la paix dans le détroit. Chaque pas en avant des échanges transdétroit réduit le risque d'erreur d'appréciation, renforce la bonne volonté et jette les bases d'un renouveau national.

Par Zhu Songling, professeur à l'Institut d'études taïwanaises de l'Université de l'Union de Beijing

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Source:french.china.org.cn