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Portrait : une députée de l’APN appelle à une alimentation saine respectant les différences culturelles entre l’Orient et l’Occident

En Chine, avec l’amélioration du niveau de vie, la santé publique est devenue une priorité nationale. Lors des deux sessions de cette année, le ministre chinois de l’Agriculture et des Affaires rurales, Han Jun, a proposé une recommandation alimentaire : « réduire l’huile, augmenter la consommation de soja et ajouter davantage de produits laitiers ». À ce sujet, Wu Huaxia, députée à l’Assemblée populaire nationale (APN), directrice de la célèbre enseigne de restauration pékinoise « Duyichu », et également héritière du savoir-faire traditionnel de préparation des shaomai de Duyichu inscrit au patrimoine culturel immatériel national, a partagé son point de vue en s’appuyant sur ses expériences dans ce secteur et sur ses observations des cultures alimentaires orientales et occidentales.
Selon Mme Wu, les recommandations du ministre Han sont à la fois pertinentes et pragmatiques, répondant aux besoins concrets de la population. Elle a fait remarquer qu’une partie de la population chinoise présentait actuellement une consommation excessive d’huiles, de sel et de sucres, ce qui est à l’origine de divers problèmes de santé. C’est pourquoi réduire les apports en matières grasses constitue une urgence, a-t-elle souligné.
En ce qui concerne « l’augmentation de la consommation de soja », Mme Wu a particulièrement mis en avant la valeur nutritionnelle du soja et son rôle important dans la culture alimentaire chinoise. « Les protéines de soja sont des protéines de haute qualité, facilement absorbables par le corps humain. Au cours des 5 000 ans d’histoire de la Chine, les produits à base de soja, tels que le lait de soja et le tofu, ont toujours été une source importante de nutriments pour la population. » Selon elle, accroître leur consommation correspond donc à la fois aux principes de la nutrition moderne et aux traditions locales.
Quant à la recommandation visant à « consommer davantage de produits laitiers », Mme Wu a avancé un point de vue constructif faisant preuve de respect pour les différences culturelles. Elle a rappelé que, pour des raisons physiologiques, une partie des populations asiatiques peut rencontrer des difficultés à digérer le lait liquide. Il serait donc maladroit, selon elle, de généraliser une politique unique en faveur du lait. Elle a suggéré d’encourager les gens à consommer des produits laitiers en mangeant des produits fermentés tels que le yaourt et le fromage. « Transformés par la fermentation, ces produits sont souvent mieux tolérés par les intestins des Chinois, tandis que leurs nutriments sont plus aisément assimilés. »
Héritière d’une enseigne centenaire, Mme Wu a martelé une évidence : l’équilibre alimentaire, c’est « ni trop, ni trop peu, mais juste ce qu’il faut ». « Tout excès est mauvais », a-t-elle insisté. « Avant, on mangeait simple. Aujourd’hui, l’abondance a fait exploser notre consommation de gras, de sel et de sucre. C’est pourquoi des maladies se répandent. Cela montre bien qu’il faut puiser dans les connaissances nutritionnelles mondiales tout en respectant nos traditions culturelles et nos spécificités physiologiques pour trouver le mode d’alimentation qui nous convient le mieux. »
| Source:french.china.org.cn | ![]() |
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