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La visite en Chine du PM britannique devrait permettre d’approfondir la coopération pratique bilatérale
Le Premier ministre britannique Keir Starmer effectuera une visite officielle en Chine à partir de mercredi, marquant ainsi la première visite de ce type d'un chef de gouvernement du Royaume-Uni depuis huit ans.
Cette visite de quatre jours, qui conduira M. Starmer à Beijing et à Shanghai, est perçue par des responsables et des experts comme une occasion d'ouvrir un nouveau chapitre de développement solide et durable dans les relations sino-britanniques.
Les deux pays ont intensifié leur engagement diplomatique après l'entrée en fonction de M. Starmer en juillet 2024. En août de la même année, le président chinois Xi Jinping s'est entretenu par téléphone avec M. Starmer, et quelques mois plus tard, ils se sont rencontrés en novembre en marge du sommet du G20 à Rio de Janeiro, au Brésil, orientant les relations sino-britanniques sur la voie de l'amélioration et du développement.
Guo Jiakun, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré mardi à Beijing que la Chine et le Royaume-Uni, tous deux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, partageaient des intérêts communs en matière de maintien du dialogue et de renforcement de la coopération, ce qui profite aux deux peuples et contribue à la paix, à la stabilité et au développement dans le monde.
Après son entrée en fonction, le gouvernement du Parti travailliste britannique a clairement exprimé sa volonté de développer les relations avec la Chine de manière cohérente, durable et stratégique, et a activement promu le dialogue et la coopération entre les deux pays, a indiqué M. Guo.
La Chine est prête à saisir cette opportunité pour renforcer la confiance politique mutuelle avec le Royaume-Uni et approfondir la coopération pratique, a-t-il ajouté.
Selon divers médias, M. Starmer sera accompagné de plus de 50 dirigeants et représentants institutionnels de grandes entreprises britanniques, issus de secteurs tels que la finance, l'industrie pharmaceutique, la production industrielle, la culture et les industries créatives.
Un porte-parole du ministère chinois du Commerce a déclaré mardi que l'importance de cette délégation témoignait de la ferme volonté du Royaume-Uni d'approfondir les relations économiques et commerciales bilatérales.
« La Chine attache une grande importance à la coopération économique et commerciale avec le Royaume-Uni et travaille activement avec ce dernier à préparer les retombées économiques et commerciales de cette visite ainsi qu'à organiser une rencontre entre entrepreneurs chinois et britanniques », a été cité le porte-parole dans un communiqué publié par le ministère.
Des entreprises chinoises et britanniques ont manifesté un vif intérêt pour cette rencontre, et plus d'une centaine d'entre elles se sont inscrites, a ajouté le porte-parole.
Selon les données officielles, la valeur des échanges bilatéraux de marchandises entre la Chine et le Royaume-Uni a atteint 103,7 milliards de dollars en 2025, avec un stock d'investissements bilatéraux s'élevant à près de 68 milliards de dollars. La valeur des échanges de services devrait elle avoir dépassé les 30 milliards de dollars. Le Royaume-Uni est le troisième partenaire commercial de la Chine en Europe, tandis que la Chine est son premier partenaire commercial en Asie.
M. Starmer a déclaré précédemment qu’échouer à gérer les relations avec la Chine constituerait un « manquement à nos devoirs », qualifiant l'absence d'engagement de « tout simplement stupéfiante ».
Dans une interview accordée à Bloomberg avant sa visite, le Premier ministre britannique a réitéré son point de vue, affirmant qu'ignorer la Chine, « alors qu'elle est la deuxième économie mondiale et qu'il existe des opportunités commerciales », serait malavisé.
Mardi, Peter Wilson, ambassadeur du Royaume-Uni en Chine, a indiqué que cette visite visait à renforcer les contacts et à établir des mécanismes de stabilisation, notamment des dialogues structurés et des résultats concrets et pertinents sur le plan commercial, afin de soutenir les relations bilatérales.
« Le fait que deux pays comme les nôtres ne se parlent pas est problématique », a noté M. Wilson lors d'un point de presse à Beijing. Il a souligné que le maintien de canaux de communication ouverts permettait aux deux parties d'avoir des échanges francs sur leurs différends. « Nous n'avons pas la même vision des choses, et c'est précisément pourquoi nous devons dialoguer. »
Face à ce qu'il a décrit comme une période d'« incertitude radicale » dans le monde, M. Wilson a affirmé que le Royaume-Uni et la Chine devaient identifier des domaines où ils pouvaient « faire front commun », contribuer à la stabilisation du système international et participer à la résolution des conflits.
Zheng Zeguang, ambassadeur de Chine au Royaume-Uni, a écrit lundi dans The Times qu'« une collaboration plus étroite avec la Chine serait bénéfique au Royaume-Uni pour la réalisation de ses objectifs de développement ». Il a appelé à un dialogue, une coordination et une coopération renforcés dans de nombreux domaines, notamment le commerce et l'investissement, les services financiers, les énergies propres, la lutte contre la criminalité transfrontalière, l'éducation et la culture, l'innovation scientifique et technologique, le changement climatique et la santé publique.
Le commissaire commercial britannique pour la Chine, Lewis Neal, a lui déclaré mardi à Beijing que l'engagement soutenu des pouvoirs publics était essentiel pour consolider les relations commerciales stratégiques à long terme.
| Source:french.china.org.cn | ![]() |
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