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Comment le robuste commerce extérieur de la Chine contribue-t-il à la prospérité mondiale ?
Au cours des cinq dernières années, le volume du commerce extérieur chinois a successivement franchi le seuil des 40 000 milliards de yuans (environ 5 710 milliards de dollars) et celui des 45 000 milliards de yuans, pour atteindre 45 470 milliards de yuans en 2025. Cela marque la neuvième année consécutive de croissance du commerce extérieur du pays depuis 2017, selon les données douanières.
La bonne performance du commerce extérieur chinois ne se résume pas à des chiffres impressionnants. Allant des exportations de haute technologie et de produits écologiques aux réductions tarifaires et à l’ouverture institutionnelle, le commerce extérieur chinois se traduit par des opportunités de développement plus ouvertes, plus avantageuses et plus durables pour le monde.
Les exportations chinoises sont un moteur de coopération gagnant-gagnant, les entreprises à capitaux étrangers figurant parmi les principaux bénéficiaires. Les données douanières montrent qu’en 2025, le commerce extérieur des entreprises à capitaux étrangers basées en Chine a atteint 13 270 milliards de yuans, marquant une croissance de 3,7 % et une expansion continue pour le 7e trimestre consécutif.
Les secteurs de haute technologie, dont les semi-conducteurs et les pièces automobiles, ont représenté la majeure partie des exportations de ces entreprises. Cette tendance est illustrée par l'usine de puces Intel de Chengdu ou encore la Gigafactory de Tesla à Shanghai, qui fournissent toutes deux des technologies de pointe aux marchés mondiaux.
Des analystes ont indiqué estimer que ce modèle « production en Chine et vente sur les marchés mondiaux » permettait aux entreprises étrangères de tirer parti des atouts de la chaîne industrielle chinoise et d'engranger des profits substantiels. Un rapport du cabinet de conseil KPMG publié en 2025 a révélé que 64 % des entreprises multinationales prévoyaient d'accroître leurs investissements en Chine afin d'augmenter leurs capacités de production et de renforcer leurs capacités locales en recherche et développement (R&D).
Outre les avantages qu'il procure aux entreprises, le « Made in China » – allant des panneaux photovoltaïques aux véhicules à énergies nouvelles (VEN), en passant par l'électroménager et l'électronique grand public – répond également aux exigences du marché mondial grâce à des coûts compétitifs et une livraison rapide, contribuant ainsi à alléger le coût de la vie pour les consommateurs du monde entier face à un contexte d'inflation.
Cet impact a été confirmé par le Conseil des affaires Australie-Chine (ACBC, pour Australia China Business Council). Un rapport publié par le Conseil montre que, sans accès aux importations chinoises, les ménages australiens auraient payé 4,2 % de plus pour le même panier de biens entre 2022 et 2023.
Les exportations chinoises de VEN et d'équipements photovoltaïques sont un moteur de la transition écologique mondiale. En décembre dernier, la revue scientifique américaine Science a désigné l'essor des énergies renouvelables comme la percée de l'année 2025, mettant en avant la croissance remarquable des technologies renouvelables en Chine, rendue possible par la taille de son économie et ses capacités de production. Grâce à cela, « l'éolien et le solaire sont devenus les énergies les moins chères dans une grande partie du monde », a noté la revue.
Malgré ses importantes capacités de production, la Chine ne cherche pas les excédents commerciaux, plaidant pour un commerce international sain, mutuellement avantageux et durable, alors qu’elle s’est efforcée d'accroître continuellement ses importations ces dernières années.
En 2025, les importations chinoises ont atteint un niveau record de 18 480 milliards de yuans, confirmant sa position de deuxième marché d'importation mondial pour la 17e année consécutive. À partir de juin 2025 notamment, les importations ont enregistré une croissance en glissement annuel pendant sept mois consécutifs, avec une accélération de 4,4 % en décembre, selon les données douanières.
Au-delà du commerce des biens, le secteur des services chinois – un aspect souvent négligé – témoigne également de son engagement. Les données du ministère chinois du Commerce montrent qu'au cours des 11 premiers mois de 2025, le déficit commercial des services de la Chine a atteint 806,35 milliards de yuans, sous l'effet d'importations soutenues de services de haute qualité destinés à satisfaire la demande intérieure.
Des mesures politiques concrètes renforcent la volonté de la Chine d'accroître ses importations. À ce jour, le niveau global des droits de douane de la Chine a été ramené à 7,3 %, un niveau proche de la moyenne des pays développés. La Chine continue d'appliquer un traitement à « zéro droit de douane » sur l'ensemble des lignes tarifaires pour tous les pays les moins avancés entretenant des relations diplomatiques avec elle. De plus, elle est le premier grand pays en développement et la première grande économie mondiale à mettre en œuvre une telle initiative d'ouverture unilatérale.
Parallèlement, des progrès constants ont été réalisés en matière d'accès aux marchés étrangers, d'alignement sur les normes économiques et commerciales internationales les plus exigeantes et de renforcement de l'ouverture institutionnelle, et ce afin d'améliorer l'environnement des investissements et de favoriser une coopération mutuellement avantageuse entre la Chine et ses partenaires commerciaux.
Le mois dernier, le Port de libre-échange de Hainan, porte d'entrée essentielle pour la mise en œuvre de l'ouverture de haut niveau de la Chine, a officiellement inauguré son régime douanier spécial couvrant l'ensemble de l'île. Cette mesure offrira de nombreux avantages aux entreprises opérant au sein du port. Notamment, la part des produits exemptés de droits de douane a atteint 74 %, englobant désormais la plupart des équipements de production et des matières premières.
Le même jour, Siemens Energy a inauguré son usine d'assemblage de turbines à gaz ainsi que son centre de services à Danzhou, dans la province de Hainan (sud). « Le Port de libre-échange de Hainan bénéficie d'un cadre institutionnel solide, offrant une plateforme de coopération stable et efficace et permettant à Siemens Energy de construire un écosystème complet sur l'ensemble de la chaîne industrielle », a déclaré Joern Schmuecker, vice-président senior de Gas Services Central chez Siemens Energy.
Le ministre chinois du Commerce Wang Wentao a souligné que durant le 15e Plan quinquennal (2026-2030), la Chine privilégierait un développement équilibré des importations et des exportations, s'engageant notamment à promouvoir le développement d'un commerce innovant, à diversifier les marchés et à fluidifier la double circulation intérieure et internationale des marchandises.
« Nous devrions non seulement accorder de l'importance aux exportations, mais aussi développer activement les importations », a déclaré M. Wang. Pour atteindre cet objectif, la Chine favorisera un environnement de consommation internationalisé, développera la marque « Acheter en Chine », améliorera encore sa politique de remboursement de la TVA pour les touristes au départ, et encouragera le développement de villes en pôles de consommation internationale, a-t-il ajouté.
Alors que l'économie mondiale est confrontée à des incertitudes persistantes, le robuste commerce extérieur de la Chine demeure un gage de stabilité. Des analystes ont souligné qu'en s'appuyant sur des critères d'ouverture élevés et une coopération mutuellement avantageuse, la Chine consoliderait non seulement les fondements de son commerce extérieur, mais contribuerait également à une prospérité mondiale plus inclusive et durable.
| Source:french.china.org.cn | ![]() |
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