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La Chine et l'UE montrent leur volonté de gérer leurs différends par le dialogue
Une relation économique et commerciale saine et équilibrée entre la Chine et l'Union européenne (UE) est dans l'intérêt à long terme des deux parties, permettant à leurs entreprises de se développer ensemble, de tirer parti de leurs atouts respectifs et de mieux résister aux vents contraires causés par la montée du protectionnisme américain, ont déclaré mercredi des observateurs du marché et des chefs d'entreprise.
Ils ont noté que les derniers échanges entre hauts responsables chinois et européens, dont une visioconférence entre le ministre chinois du Commerce Wang Wentao et le commissaire européen au Commerce et à la Sécurité économique Maros Sefcovic, reflétaient une volonté commune de gérer les différends par le dialogue et de maintenir la stabilité des chaînes d'approvisionnement mondiales.
Lors de cette réunion, les deux parties ont tenu des discussions approfondies sur les principaux enjeux économiques et commerciaux Chine-UE, avec notamment le contrôle des exportations de terres rares et l'enquête anti-subventions menée par l'UE sur les véhicules électriques chinois.
Les deux parties ont convenu de tenir prochainement à Bruxelles une « réunion améliorée » du mécanisme de dialogue Chine-UE sur le contrôle des exportations.
Zheng Chunrong, secrétaire général adjoint de l'Association chinoise d'études européennes, basée à Beijing, a souligné qu'à une époque marquée par la montée du protectionnisme et par l'incertitude géopolitique, notamment de la part des États-Unis, un engagement pragmatique entre la Chine et l'UE permettrait aux entreprises des deux parties de diversifier leurs marchés, de réduire les risques et de préserver une concurrence loyale.
« La pérennité des relations commerciales entre la Chine et l'UE dépendra non seulement de l'évolution de l'ordre économique et commercial international, mais aussi de la façon dont les deux parties se perçoivent et interagissent », a noté M. Zheng.
Grzegorz Kolodko, ancien vice-Premier ministre polonais et professeur émérite à l'École de « La Ceinture et la Route » de l'Université normale de Beijing, a déclaré que les politiques économiques et commerciales des États-Unis avaient non seulement créé des difficultés pour les fabricants chinois, mais aussi des obstacles pour leurs alliés tels que l'UE, le Canada et le Mexique, ainsi que pour de grandes économies comme l'Inde.
Les politiques économiques américaines poseront sans aucun doute davantage de défis à la Chine et à l'UE à court et moyen terme, mais des ajustements sont déjà en cours pour le plus long terme, a indiqué M. Kolodko, qui a ajouté que de nombreux pays cherchaient désormais à approfondir leur coopération avec la Chine car ils subissent eux aussi des discriminations à divers degrés dans le cadre des politiques économiques américaines.
Lors d'un entretien téléphonique tenu mardi avec le ministre néerlandais des Affaires économiques Vincent Karremans, Wang Wentao a affirmé que « les mesures prises par les Pays-Bas contre Nexperia », une entreprise chinoise de semi-conducteurs basée aux Pays-Bas, « ont gravement affecté la stabilité des chaînes industrielles et d'approvisionnement mondiales ».
Le gouvernement néerlandais a annoncé mi-octobre prendre le contrôle de Nexperia, et l'entreprise a indiqué que son PDG avait été suspendu de ses fonctions suite à une décision de justice.
M. Karremans a déclaré que les Pays-Bas attachaient une grande importance à leurs relations économiques et commerciales avec la Chine et étaient prêts à maintenir une communication étroite avec la partie chinoise afin de trouver une solution constructive concernant Nexperia.
Sun Xiaohong, secrétaire général de la branche automobile de la Chambre de commerce chinoise pour l'importation et l'exportation de machines et de produits électroniques, a souligné que la Chine et l'UE étaient profondément intégrées sur les plans industriel et commercial et qu'elles disposaient d'atouts complémentaires en matière de technologie, de capitaux et de demande.
Ce sentiment est conforme aux dernières données du commerce extérieur. Selon les statistiques de l'Administration générale des douanes chinoises, les échanges commerciaux entre la Chine et l'UE ont progressé de 5,2 % en glissement annuel pour atteindre 4 400 milliards de yuans (618 milliards de dollars) au cours des trois premiers trimestres de 2025.
Xiao Song, vice-président exécutif mondial du conglomérat allemand Siemens AG, a déclaré qu’un renforcement de la coopération permettait aux entreprises chinoises et européennes de stimuler conjointement l'innovation, d'améliorer la résilience de la chaîne d'approvisionnement et de réaliser les transitions écologique et numérique.
Il a ajouté que lors de la 8e édition de l’Exposition internationale des importations de Chine (CIEE), qui se tiendra à Shanghai le mois prochain, Siemens signerait de nombreux nouveaux accords avec des partenaires chinois, principalement dans le domaine de l'intelligence artificielle (IA) industrielle.
Autre exemple, Vollmer (Taicang) Machinery Co, fabricant de machines-outils à commande numérique haut de gamme basé à Taicang, dans la province chinoise du Jiangsu (est), et filiale du groupe allemand Vollmer, a vu ses exportations vers les marchés européens bondir de 150 % sur un an, pour atteindre plus de 7 millions de yuans entre janvier et septembre, selon les douanes de Nanjing.
L'entreprise approvisionne la Chine et d'autres pays de la région Asie-Pacifique.
« Cette croissance est principalement due à notre capacité à fournir des produits adaptés aux besoins évolutifs des clients européens », a déclaré Min Chunrui, directeur marketing de l'entreprise.
| Source:french.china.org.cn | ![]() |
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