![]() |
![]() |
|
![]() |
![]() |
[A A] |
COMMENTAIRE : La modernisation de la Chine prône une philosophie centrée sur l'humain
Alors que le 14e Plan quinquennal chinois (2021-2025) touche à sa fin, il est devenu évident que la modernisation du pays s'appuie sur une philosophie de développement « centrée sur le peuple ». Le modèle chinois insiste sur le fait que la modernisation n'est pas une fin en soi, mais un moyen d'améliorer les conditions de vie de la population, de renforcer le bien-être social et de favoriser une croissance inclusive. Cette philosophie centrée sur l'humain, constamment mise en avant par les dirigeants chinois, représente à la fois l'orientation des valeurs et la boussole morale de la modernisation chinoise. Elle reflète la continuité avec la mission fondatrice du Parti communiste chinois (PCC) qui est de « chercher le bonheur pour le peuple », ainsi que l'innovation dans l'adaptation de la gouvernance aux réalités du XXIe siècle. La poursuite d'un développement centré sur le peuple implique de donner la priorité aux aspirations du peuple chinois, de réaliser ses objectifs d'amélioration de la qualité de vie et de réaliser sa croissance globale, faisant de cela le fondement et l’objectif ultime du développement économique.
Ce développement a été proposé pour la première fois lors de la cinquième session plénière du 18e Comité central du PCC. Le rapport présenté au 20e Congrès national du PCC a insisté à plusieurs reprises sur cette approche centrée sur le peuple. Cette notion imprègne tous les aspects des efforts économiques de la Chine dans la nouvelle ère. Grâce à ces efforts, la Chine, avec un PIB de 19 230 milliards de dollars américains, est aujourd'hui la deuxième économie mondiale et a sorti plus de 800 millions de personnes de l'extrême pauvreté depuis 1978. Au premier semestre 2025, la croissance du PIB chinois s'est stabilisée à 5,3%.
Des fondements théoriques à la prospérité commune
La philosophie « centrée sur le peuple » a de profondes racines intellectuelles et idéologiques. Fondamentalement, elle s'inspire de l'humanisme marxiste, qui met l'accent sur la libération et le développement du potentiel humain. Mao Zedong a formulé le principe de « servir le peuple sans réserve », plaçant les intérêts du peuple au cœur de la gouvernance de l'État. Deng Xiaoping a ensuite renforcé cette orientation lors de la réforme et de l'ouverture, soulignant que la légitimité des politiques devait être jugée à l'aune de leur capacité à améliorer la vie des citoyens, un principe qui perdure encore aujourd'hui. Chaque plan politique démontre que la modernisation économique est indissociable de résultats centrés sur l'humain. Par exemple, l'investissement dans les infrastructures numériques vise non seulement à améliorer la productivité, mais aussi à développer la gouvernance électronique, l'éducation en ligne et la télémédecine, au bénéfice direct du public. De même, les initiatives de civilisation écologique, telles que les objectifs de réduction des émissions de carbone, se justifient non seulement par des considérations environnementales, mais aussi par l'amélioration de la qualité de vie des citoyens.
L'un des piliers de cette philosophie centrée sur le peuple est la recherche d'une prospérité commune, thème récurrent du 14e Plan quinquennal. La prospérité commune met l'accent sur une répartition équitable des opportunités et des résultats afin que les fruits de la modernisation soient largement partagés. Concrètement, cela implique de réduire les disparités régionales, de réduire les fractures entre villes et campagnes, et de combler les écarts de richesse entre les individus de différentes couches sociales. Des politiques telles que les transferts budgétaires ciblés, les investissements dans les régions moins développées, les campagnes de revitalisation rurale, ou encore l'accès équitable à l'éducation et aux soins de santé ont été au cœur de ces efforts. Le concept de prospérité commune a également une dimension culturelle et morale, car il reflète la conviction que la modernisation doit favoriser l'harmonie sociale et renforcer la solidarité. En plaçant l'égalité au cœur de la modernisation, la Chine vise à créer une société où la prospérité est à la fois large et durable, garantissant ainsi la stabilité à long terme.
Partager et promouvoir les acquis de la modernisation
Pour la Chine, la modernisation ne se limite pas à la richesse matérielle, mais englobe également le développement culturel et le progrès moral. La philosophie centrée sur le peuple met fortement l'accent sur l'amélioration des services culturels publics, le renforcement des valeurs socialistes et la promotion de l'esprit communautaire. Au cours du 14e Plan quinquennal, des initiatives telles que l'expansion des bibliothèques publiques, des musées et des centres culturels, ainsi que la promotion du patrimoine culturel national, ont cherché à enrichir les valeurs spirituelles de la population. Ces politiques soulignent que la modernisation ne se limite pas à l'amélioration du niveau de vie, mais vise également à promouvoir une identité culturelle commune prônant l'équité, la justice et la solidarité.
La philosophie centrée sur le peuple revêt également une portée mondiale. À une époque où de nombreux pays en développement sont aux prises avec des tensions entre croissance économique rapide et inégalités sociales, le modèle chinois offre une trajectoire alternative. En accordant la priorité au bien-être des populations, à la justice sociale et à la durabilité écologique, la Chine propose un paradigme de modernisation inclusif. De plus, par le biais d'initiatives telles que celle de « La Ceinture et la Route » et sa participation à la gouvernance climatique mondiale, la Chine promeut l'idée que la modernisation doit servir tous les peuples, et pas seulement une minorité privilégiée. La philosophie centrée sur le peuple contribue ainsi à une vision du développement mondial coopérative, inclusive et durable.
Alors que la Chine achève son 14e Plan quinquennal, la philosophie « centrée sur le peuple » s'est avérée non seulement une valeur directrice, mais aussi l'orientation déterminante de la modernisation chinoise. En plaçant le bien-être humain, l'équité sociale, l'équilibre écologique et l'enrichissement culturel au cœur de sa trajectoire de développement, la Chine a tracé une voie de modernisation moralement fondée, socialement inclusive et pertinente à l'échelle mondiale. Cette philosophie garantit que la modernisation ne se résume pas aux seuls chiffres ou infrastructures, mais se mesure à l'aune de sa capacité à améliorer la vie des citoyens, à répondre à leurs aspirations et à préserver leur dignité. C'est cette morale centrée sur l'humain qui rend la modernisation chinoise unique, durable et digne d'être imitée, alors que la nation trace sa voie vers un avenir radieux.
Traduit d’un article en anglais écrit pour french.china.org.cn par Dr Waseem Ishaque, chercheur principal à l’Institut Taihe de Beijing. Les articles d’opinion reflètent les points de vue de leurs auteurs, et ne sont pas nécessairement représentatifs des opinions de french.china.org.cn.
| Source:french.china.org.cn | ![]() |
|
![]() |












