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La Chine espère que le sommet virtuel du G20 permettra de parvenir à un consensus sur les défis mondiaux et la reprise économique (MAE)

French.china.org.cn | Mis à jour le 22. 11. 2023 | Mots clés : G20,reprise économique mondiale,développement commun
french.china.org.cn | 22. 11. 2023

La Chine a appelé le G20 à renforcer davantage son partenariat ainsi qu’à parvenir à un consensus pour relever les défis mondiaux et apporter des contributions positives à la reprise économique mondiale et au développement commun, a indiqué mardi la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, lors d'un point de presse de routine. Elle a également annoncé que le Premier ministre chinois Li Qiang participera mercredi au Sommet virtuel des dirigeants du G20 à l'invitation de l'Inde.

En septembre, le sommet du G20 à New Delhi est parvenu à un consensus important sur le fait d’agir via des partenariats, a noté Mme Mao. Elle a déclaré qu'étant donné la situation internationale turbulente et le manque d'élan pour la reprise économique mondiale, il est d'autant plus important que le G20 renforce davantage son partenariat, travaille ensemble pour relever les défis mondiaux, et apporte des contributions positives à la reprise économique mondiale et au développement commun.

Les dirigeants de tous les membres du G20, y compris le président de l'Union africaine (UA), ainsi que neuf pays invités et les dirigeants de 11 organisations internationales, ont été invités, selon le ministère indien des Affaires étrangères.

Lundi, le Kremlin a déclaré que le président russe Vladimir Poutine exposerait le point de vue de la Russie sur ce qu'il considère comme une « situation mondiale profondément instable » lors de son discours au prochain sommet virtuel du G20.

Reuters a rapporté lundi qu'il s'agirait du « premier événement depuis longtemps » auquel participeront à la fois Vladimir Poutine et des dirigeants occidentaux. Le président russe ne s'est pas rendu aux deux dernières réunions du G20 – organisées par l'Inde en septembre et par l'Indonésie l'année dernière – mais y avait envoyé à sa place le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Après des négociations marathon, le sommet du G20 de New Delhi a finalement réussi à parvenir à une déclaration commune le 10 septembre, évitant ainsi l'embarras d'un sommet infructueux. Le prochain sommet virtuel fera progresser les principaux résultats et points d'action du sommet de septembre et passera en revue les développements survenus depuis. Les délibérations de la deuxième édition du Sommet de la voix du Sud, organisé virtuellement le 17 novembre par l'Inde, alimenteront également les discussions.

Le Hindustan Times, citant des personnes proches du dossier, a rapporté samedi que « le conflit israélo-palestinien et la crise ukrainienne devraient être discutés lors du sommet virtuel du G20 ». Contrairement au sommet de septembre, aucun document final tel qu'une déclaration des dirigeants n'est attendu.

Selon plusieurs médias indiens, l’Inde se concentrera sur les défis auxquels sont confrontés les pays du Sud ou les pays en développement.

« Au cours des dernières années, l'Inde a tenté de se positionner comme un “leader” capable de répondre aux préoccupations et aux défis des pays du Sud, en particulier de l'Afrique », selon des observateurs.

« Occupant la présidence tournante du G20 cette année, le fait que l'Inde accueille deux sommets du G20 en un an souligne son désir d'être considérée comme une “grande puissance” », a avancé mardi Lin Minwang, directeur adjoint du Centre pour les études sur l'Asie du Sud de l'Université Fudan de Shanghai.

« L'Inde espère attirer l'attention du monde entier grâce à ces conférences internationales à faible coût et à haute fréquence », a affirmé M. Lin. Selon lui, « un autre objectif important de l'accueil de ces sommets par l'Inde est de servir son agenda politique national. Le Premier ministre Narendra Modi veut se profiler comme un leader mondial à travers ces sommets, augmentant ainsi son influence politique pour les prochaines élections de l'année prochaine. »

Un expert des questions liées à l'Inde, qui a requis l'anonymat, a déclaré que l’organisation d'un sommet en ligne après un sommet régulier était une décision rare.

« L'Inde a toujours voulu renforcer sa position de leader parmi les pays du Sud, en particulier après avoir annoncé l'inclusion formelle de l'Union africaine dans le G20 et après avoir inclus le sujet de la voix du Sud dans le sommet virtuel, ce qui indique clairement son rêve de “grande puissance” », a soutenu l'expert anonyme.

« Mais il reste à voir si l'Inde pourra atteindre son objectif de renforcer son influence internationale grâce à ce sommet virtuel », a-t-il ajouté.

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Source:french.china.org.cn