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Beijing optimise encore ses mesures anti-COVID-19 face à un affaiblissement du variant Omicron

French.china.org.cn | Mis à jour le 07. 12. 2022 | Mots clés : variant Omicron,COVID-19
[Photo : Li Hao/GT]

La capitale chinoise Beijing, avec une population de plus de 21 millions d'habitants, a annoncé mardi de nouvelles mesures anti-COVID-19 optimisées, avec notamment la suppression des exigences de test pour certains lieux publics, dans le cadre d'une stratégie cohérente et de mesures flexibles face à l'affaiblissement du variant Omicron. Les experts ont déclaré que la virulence et la pathogénicité du variant Omicron et de ses branches évolutives étaient considérablement réduites par rapport à la souche d'origine.

À partir de mardi, les habitants de Beijing ne seront plus tenus de présenter un rapport de test d'acides nucléiques négatif avant d'entrer dans les supermarchés, les immeubles de bureaux, les parcs et autres lieux publics, et ils n'auront qu'à scanner leurs codes QR de santé, ont indiqué les autorités de Beijing.

Mais pour certains lieux de divertissement intérieurs tels que les cybercafés et les bars, les résidents doivent toujours montrer des résultats négatifs de test d'acides nucléiques obtenus depuis moins de 48 heures. Les services de restauration ont également repris mardi, mais les clients doivent montrer des résultats négatifs de moins de 48 heures et scanner leurs codes QR de santé.

Près de 50 villes à travers le pays auraient annoncé des mesures similaires pour assouplir les exigences de tests de COVID-19 pour certains lieux publics. Des experts en santé publique ont déclaré que ces mesures avaient été ajustées de manière dynamique et scientifique en fonction de nombreux facteurs, notamment la « situation épidémique, la virulence et la pathogénicité du virus ainsi que d'autres conditions médicales de soutien », ce qui ne signifie pas que le pays a assoupli toutes les restrictions anti- COVID-19 après environ trois ans d'efforts contre le virus.

Ce qui s'est passé au cours des dernières années montre que la politique anti-COVID-19 de la Chine a fourni une protection maximale pour la vie et la santé des personnes, a minimisé l'impact sur le développement socio-économique et a offert un temps précieux pour comprendre le virus sur la base de la science, pour la recherche et le développement de vaccins et de thérapies, et pour vacciner davantage de personnes à travers le pays, a affirmé la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Mao Ning lors de la conférence de presse de mardi.

« Comme l'ont prouvé les faits, l'approche de la Chine face au COVID-19 au cours des dernières années a été juste, scientifiquement fondée et efficace », a assuré Mme Mao.

« Le variant Omicron est devenu moins pathogène et moins susceptible de provoquer une pneumonie sévère. L'augmentation du taux de vaccination a également réduit le risque de maladie grave et le taux de mortalité liés au COVID-19 », a déclaré mardi Li Tongzeng, expert médical à l'hôpital Xiaotangshan de Beijing.

Cependant, il est devenu plus difficile d'empêcher des infections car le variant se propage plus rapidement de manière cachée, et le pays a cherché un moyen équilibré d'optimiser les mesures de prévention et de contrôle pour lutter contre le virus et minimiser l'impact sur la vie quotidienne, selon M. Li.

« Plutôt qu'une simple ouverture, les politiques et les mesures seront ajustées de manière dynamique en fonction de l'évolution de la situation épidémique », a affirmé M. Li.

Sur la base de la neuvième édition des protocoles de contrôle du COVID-19 et des 20 mesures récemment publiées par le pays, des villes chinoises telles que Beijing, Shanghai, Guangzhou et Shenzhen ont toutes publié des mesures optimisées, beaucoup annonçant des mesures de protection envers certains groupes tels que les personnes âgées.

À Beijing, par exemple, les résidents doivent toujours présenter un rapport d'acides nucléiques de 48 heures et scanner les codes QR de santé avant d'entrer dans les établissements de soins pour personnes âgées, les établissements de protection de l'enfance, les établissements médicaux et les écoles.

Beijing continuera à fournir des services gratuits de test d'acides nucléiques dans les communautés et s'est engagée à répondre aux besoins volontaires des résidents en matière de test, selon les autorités.

Mardi à 15h, Beijing a signalé 1431 nouvelles infections locales au COVID-19, dont 122 détectées au niveau communautaire, ont indiqué les autorités sanitaires de Beijing. La ville a appelé tous ses habitants à bien se protéger, notamment en portant des masques, en se lavant les mains, en complétant la vaccination, en gardant un mode de vie sain et en faisant un suivi de la santé.

« La situation actuelle de l'épidémie est assez sombre compte tenu de l'approche de l'hiver, et on s'attend à ce que le pic de l'épidémie ne soit pas encore arrivé », a déclaré mardi Wang Guangfa, expert respiratoire au Premier hôpital de l'Université de Pékin.

« Nous nous opposons à une approche unique pour le contrôle du COVID-19, mais la protection individuelle nécessaire, telle que la réduction des grands rassemblements, est toujours de mise. »

La transmission communautaire peut affecter les populations vulnérables telles que les personnes âgées et celles souffrant de maladies sous-jacentes, ce qui peut entraîner des cas plus graves et une pénurie de ressources médicales, a noté M. Wang.

Pour mieux utiliser les ressources médicales, Wang Guiqiang, chef du département des maladies infectieuses du Premier hôpital de l'Université de Pékin, a suggéré que les patients ordinaires atteints de COVID-19 pouvaient rester à la maison pour observation médicale, et que les ressources médicales limitées pouvaient être allouées aux cas graves.

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Source:french.china.org.cn