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Dans leurs tweets pour féliciter la Chine suite au lancement de trois « taïkonautes » pour leur mission Shenzhou-12 vers le module central Tianhe de la station spatiale chinoise, l'Agence spatiale européenne et l’agence russe Roscosmos ont toutes deux utilisé le mot « taïkonautes ».
Composé du mot grec « naut », qui signifie marin, et de « taiko », qui vient de taikong, le mot chinois pour espace, le mot désigne spécifiquement les astronautes chinois.
Pourtant, « taïkonaute » est plus qu'un simple mot. Son histoire reflète celle du voyage spatial de la Chine. Le mot a été inventé en 1998 par Chiew Lee Yih, un Malaisien chinois, qui l'a utilisé pour la première fois dans des groupes de discussion. Cependant, à l'époque, peu de gens l'avaient repris, car la Chine était encore relativement faible à cette époque et n'avait encore mené aucune mission spatiale habitée.
Ce n'est qu'en 2013, lorsque la Chine a envoyé Yang Liwei, le premier taïkonaute dans l'espace, à bord de Shenzhou 5, que le mot s’est plus largement répandu. Dans son discours à l'Université de Pékin vendredi, M. Yang a raconté diverses histoires à ce sujet et a expliqué combien de préparation était nécessaire aux taïkonautes pour leurs missions.
La Chine compte 34 taïkonautes entraînés, chacun ayant passé des tests inimaginables pour les gens normaux. Ils ont tous été sélectionnés parmi les meilleurs pilotes, ingénieurs et scientifiques, et doivent passer des tests sur chaise rotative, des tests psychologiques, des tests de survie et d'autres tests avant de devenir des taïkonautes qualifiés.
Et derrière ces taïkonautes se trouvent des centaines de milliers d'autres personnes qui font leur travail pour amener les taïkonautes dans l'espace et assurer leur retour en toute sécurité. Il y a ceux qui ont conçu et fabriqué la famille des fusées Longue Marche, ceux qui ont conçu et construit les engins spatiaux Shenzhou, ceux qui ont conçu et fabriqué les pièces de navigation et les systèmes de survie… La liste est presque infinie.
Ce sont les efforts de toutes les personnes impliquées qui ont permis au terme « taïkonaute » de passer d'un simple mot à une réalité, et tous devraient partager l'honneur des missions des taïkonautes. Les connotations du mot vont encore s'étendre et nous espérons que cela permettra l’émergence de davantage de taïkonautes.
| Source:french.china.org.cn | ![]() |
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