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Des canaux s’ouvrent entre Beijing et le Vatican

French.china.org.cn | Mis à jour le 04. 04. 2018 | Mots clés : Beijing,Vatican

Cet état des lieux fait suite à la publication d’un livre blanc détaillant la protection de la croyance religieuse.

La Chine et le Vatican ont mis en place un canal ouvert et effectif pour organiser des discussions et échanger leurs points de vue. Celui-ci tient la promesse d’un dialogue plus constructif pour améliorer leurs relations, ont indiqué mardi des hauts responsables des affaires religieuses.

« L’amélioration des liens entre la Chine et le Vatican est un désir des deux parties. La Chine a réalisé des efforts soutenus pour améliorer sa relation avec le Vatican », a expliqué Chen Zongrong, le directeur adjoint de l’ancien Bureau national des affaires religieuses.

Le Bureau a récemment fusionné avec le Département du travail du Front uni du Comité central du Parti communiste de Chine, dans le cadre des récentes réformes institutionnelles du Parti et du gouvernement.

Xiao Hong, un autre haut responsable de l’administration, a indiqué que la Chine avait maintenu le contact avec le Vatican et organisé des discussions approfondies sur certaines questions: « La Chine a toujours été sincère dans l’amélioration de sa relation avec le Vatican. Nous espérons que les deux parties participeront à un dialogue constructif et réaliseront des efforts constants pour améliorer leurs liens », a-t-il déclaré.

Le ministère des Affaires étrangères a indiqué à de nombreuses reprises, qu’avant l’instauration de liens diplomatiques entre la Chine et le Vatican, ce dernier devait couper ses « relations diplomatiques » avec Taiwan et accepter l’île comme partie intégrante de la Chine. Par ailleurs, le Vatican ne doit pas interférer avec les affaires internes du pays.

Chen Zongrong et Xiao Hong ont fait ces remarques lors d’une conférence de presse à Beijing à l’occasion de la publication d’un livre blanc sur les politiques et les pratiques de la Chine dans la protection de la liberté de croyance religieuse.

Le précédent livre blanc sur cette question a été publié il y a quinze ans et il était temps de faire une mise à jour, a indiqué Chen Zongrong.

La Chine abrite 6 millions de catholiques et près de 200 millions de personnes sont des fidèles du bouddhisme, du taoïsme, de l’islam ou du christianisme, indique le livre blanc.

« Les différentes religions en Chine sont passées d’un effort à recruter autant de fidèles possible à un effort pour proposer de meilleurs services », explique Chen Zongrong.

Les religions en Chine continueront à adhérer au principe d’indépendance et d’autogestion, mais cela ne signifie pas la rupture des connexions normales entre les organisations religieuses chinoises et leurs homologues étrangers, souligne le document publié par le Bureau de l’information du Conseil des affaires d’Etat.

Le livre blanc note également que le gouvernement central soutient et encourage toutes les religions à réaliser des échanges internationaux, à construire, développer et consolider des relations amicales avec les groupes religieux à l’étranger, à renforcer la confiance mutuelle et éliminer les appréhensions, ainsi qu’à présenter une image positive basée sur l’indépendance, l’égalité et le respect mutuel.

La Chine guidera également de manière active les religions à s’adapter à la société socialiste. « Le développement des religions dans le contexte chinois ne signifie pas que les doctrines des différentes religions devront changer. Nous voulons juste guider les groupes religieux à intégrer les pratiques et les enseignements des religions avec la culture chinoise », a précisé Chen Zongrong.


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Source:french.china.org.cn