Musée Hoang ho Pai ho : l'aventure d'un prêtre Jésuite français en Chine
Le père Emile Licent.
"Ce qui me semble le plus précieux chez le père Emile Licent, c'est qu'il a toujours tenu à ce que tous les fossiles découverts en Chine restent dans le pays", explique Chen Mi, docteur en histoire des sciences naturelles de l'Académie des sciences de Chine.
La Création du Musée Hoang ho Pai ho (HHPH), qui signifie le Musée du fleuve Jaune et de la rivière Haihe, doit tout aux convictions et au travail acharné du prêtre.
"C'est l'un des musées les plus anciens de Chine et aussi le musée d'histoire naturelle le mieux conservé, assurant déjà toutes les fonctions d'un musée", explique Ma Jinxiang, directrice exécutive du musée et vice-directrice du Musée d'histoire naturelle de Tianjin.
"Il a été conçu dès le début pour être un musée. Ce n'est pas le cas d'autres musées, comme par exemple le Musée du Palais impérial, qui a été constitué à partir des collections privées royales", explique-t-elle.
Le Musée HHPH, prédécesseur du Musée d'histoire naturelle de Tianjin, se situe dans l'enceinte de l'Université des langues étrangères de Tianjin. Le campus l'a protégé des épreuves durant une centaine d'années. Il peut aujourd'hui, quasiment dans son état d'origine, dévoiler aux visiteurs son histoire et l'esprit qui habite les lieux.
Ce musée a été créé par Emile Licent, prêtre Jésuite français et docteur ès sciences en histoire naturelle, huit ans après son arrivée en Chine en 1914.
Cet établissement, qui a été ouvert au public en 1928, a été considéré comme musée de premier rang mondial dans les années 1930.
Selon Mme Ma, l'idée de restaurer le musée ne date pas d'hier. En 2014, à l'occasion du 50e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France ainsi que du 100e anniversaire de l'arrivée d'Emile Licent en Chine, des travaux de restauration ont été entamés grâce à de nombreux efforts, et le musée a été rouvert au début de l'année 2016, plus de soixante-dix ans après sa fermeture forcée en raison des guerres et du manque de financements.
"A part l'éclairage par LED récemment installé, les spécimens, les vitrines et le bâtiment, tout est ancien", précise Huang Keli, directeur du Musée d'histoire naturelle de Tianjin.











