Les parents chinois inquiets pour leurs enfants qui passent le gaokao

Par : Li Zhijian |  Mots clés : parents, chinois, inquiets, gaokao
French.china.org.cn | Mis à jour le 09-06-2014

Quelque 9 390 000 lycéens ont planché pour le si redouté examen national d'entrée à l'université le week-end dernier, tandis que les parents de tout le pays étaient sur des charbons ardents au sujet de l'avenir de leur progéniture.

Une foule de parents s'est ainsi rassemblée autour d'un arbre sacré dans la ville de Lu'an, dans la province de l'Anhui, pendant toute la semaine qui a précédé le grand jour.

Des foules similaires ont rendu hommage à la statue de Confucius au Temple de Confucius à Beijing. Beaucoup de gens ont brûlé de l'« encens virtuel » en ligne pour leurs enfants.

Yu Gendi, une mère de Shanghai, a pour sa part rappelé à un moine du Mont Langshan à Nantong, dans la province du Jiangsu, de chanter les sutras avant et pendant les examens de sa fille.

« Je suis une croyante sincère dans le bouddhisme. J'espère que cela sera utile », a-t-elle dit.

Mais, à Shanghai, les étudiants ne semblaient pas ressentir autant de pression que cela.

Selon Liu Yitao, étudiant en terminale à Shanghai, ainsi, la plupart de ses camarades de classe n'étaient pas tellement anxieux.

« Plus de la moitié de mes camarades de classe ont reçu des lettres de pré-admission de grandes universités comme l'Université Fudan, ce qui rend nos jours plus calmes », a-t-il dit.

Bien qu'au niveau national le nombre d'étudiants passant l'examen cette année soit en hausse de 270 000 par rapport à 2013, à Shanghai le chiffre a chuté de 1 000, pour passer à 52 000. Etudier à l'étranger plutôt qu'en Chine est considéré comme la principale cause de ce déclin.

Mais comme l'examen national reste un choix incontournable pour la grande majorité des jeunes Chinois diplômés du secondaire, les discussions sur une réforme deviennent de plus en plus sensibles.

Certaines provinces ont ainsi lancé des programmes pilotes pour le système d'examen. Dans la province du Zhejiang, cette année, 34 universités ont commencé à tenir compte des performances scolaires des écoles secondaires et notent les entretiens avec les étudiants.

Les résultats des examens comptent pour seulement 60% de la note finale à l'Université des Sciences et Technologies de Chine du Sud à Shenzhen, dans la province du Guangdong.

Dans le même temps, 12 autres provinces ont rejoint la politique nationale officielle en permettant aux élèves de passer leur examen dans les villes où ils résident plutôt que d'être forcés à le passer là où leur hukou, la carte d'enregistrement des ménages, se trouve.

Le nombre d'étudiants qui ont bénéficié de cette politique est passé à 56 000 cette année, soit plus de 12 fois le chiffre de 2013, qui était de 4 440.

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