Le gaokao est accepté par les universités de l'étranger

Des horizons internationaux se sont ouverts pour les étudiants qui passent l'examen national d'entrée à l'université, car un nombre croissant d'universités à l'étranger acceptent les résultats obtenus à cet examen, selon les analystes du milieu de l'éducation. Chaque année, des millions d'étudiants chinois passent cet examen, également connu sous le nom de gaokao, mais seuls quelques-uns entrent dans les meilleures universités du pays. « La situation a changé, car un plus grand nombre d'universités étrangères acceptent que les étudiants chinois ayant des notes élevées au gaokao soient qualifiés pour s'asseoir dans les salles de classe de niveau mondial », a déclaré Zhang Feng, directeur du marketing pour les projets en Australie et en Nouvelle-Zélande au EIC Group, un cabinet de consultation sur les études à l'étranger.
Jusqu'à 60 % des collèges et universités en Australie acceptent maintenant les résultats du gaokao, dans la foulée de l'Université de Sydney qui a pavé la voie en 2012 , a-t-il dit. Les étudiants doivent présenter les résultats qu'ils ont obtenus au gaokao, et s'ils sont acceptés, ils doivent satisfaire aux exigences de la maîtrise de l'anglais avant de s'inscrire. Par exemple, l'Université due New South Wales a lancé cette année sa politique sur le gaokao, et ses exigences d'entrée sont basées sur le pourcentage moyen de tous les sujets à l'examen.
Les étudiants des provinces ayant une note maximum de 750 au gaokao doivent avoir des notes allant de 600 à 660 (de 80 à 88 %) pour décrocher l'entrée dans les programmes de premier cycle de l'université. Les programmes d'études couvrent les sciences humaines, le commerce et l'économie, les études actuarielles, l'architecture, les beaux-arts, les médias, l'ingénierie et la science. Li Baoli , gestionnaire des projets Europe au EIC Group, a déclaré que les universités en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne acceptent également les étudiants ayant passé le gaokao. « Dans plusieurs universités européennes, les scores requis au gaokao sont beaucoup plus faibles que dans les universités de haut niveau du pays », a-t-elle indiqué.
Dans le but d'attirer les étudiants chinois, des collèges et universités de pays non-anglophones ont mis en place des programmes d'études en anglais, affirme-t-elle. Les analystes estiment que l'acceptation des scores atteints au gaokao en Chine reflète la vive concurrence pour l'important yuan des étudiants, ainsi que la coopération plus étroite entre ces universités et leurs homologues chinoises. « En France, les résultats obtenus au gaokao dans les matières comme les mathématiques, la chimie et la physique sont utilisés pour évaluer le niveau scolaire d'un étudiant chinois », a déclaré M. Li.
Alessandro Mariani, directeur des affaires internationales pour la Chine et l'Asie du Sud-Est à Sciences Po de Paris, a souligné la nécessité d'avoir des notes élevées. « Nous connaissons le système d'éducation de chaque pays, par exemple le système chinois, de sorte que nous voulons que nos étudiants aient obtenu des notes élevées au gaokao. » Sciences Po, l'un des instituts les plus prestigieux en France, compte plus de 450 étudiants chinois, ce qui représente 10 % de ses étudiants étrangers. Selon Gao Zhihang, un lycéen de la région autonome de Mongolie intérieure, l'acceptation internationale plus large des résultats obtenus au gaokao offre une foule de possibilités aux étudiants.
Gao, 17 ans, planifie de poser sa candidature à l'Université Paris-Sud grâce aux scores qu'il a obtenus cette année au gaokao. « Pour moi, il est trop tôt pour prendre une décision sur l'opportunité de viser une carrière universitaire en Chine ou à l'étranger, puisqu'il n'y a pas d'examen d'entrée supplémentaire dans les universités à l'étranger. Tout ce que je dois faire maintenant, c'est être pleinement préparé pour le prochain gaokao », a-t-il affirmé.
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