| Des moyens spéciaux tels que la mise sur écoute ou l'espionnage pourraient être autorisés dans les enquêtes sur des affaires de corruption, a déclaré Zhu Xiaoqing, vice procureur général du Parquet populaire suprême de Chine.
Les affaires anti-corruption sont de plus en plus compliquées, mais l'actuelle loi sur les moyens utilisés dans ces affaires n'est pas suffisamment précise, a indiqué Zhu Xiaoqing, cité par le China Daily dans son édition de mercredi.
"Après la modification de la législation, des moyens tels que la surveillance et la mise sur écoute pourraient être introduits dans les enquêtes sur ces affaires", a-t-il fait savoir lors d'un séminaire organisé à l'Université du Peuple de Chine, à Beijing.
De tels moyens ont déjà été utilisés dans de nombreuses enquêtes sans qu'il y ait de base légale claire pour le faire, estime Zhang Kai, un avocat à Beijing.
"Si l'on veut les légaliser, on doit établir des limites et clarifier le genre d'affaires pour lesquelles on peut utiliser ces moyens et quand les suspects peuvent être mis sur écoute", déclare Zhang Kai.
Selon le China Daily, Zhu Wenqi, un professeur de droit à l'Université du Peuple de Chine, s'oppose à l'adoption de tels moyens, les qualifiant de "fondamentalement mauvais".
"Je crois que ce sont des mesures illégales qui portent atteinte à la vie privée", a-t-il expliqué au journal.
Selon les statistiques du parquet, plus de 9 000 fonctionnaires ont été reconnus coupables de corruption pendant les six premiers mois de l'année. Ces cas comprenaient des détournements de fonds, le versement de pots-de-vin, des manquements au devoir et des violations des droits. |