| Le moteur de recherche Google enverra un représentant en Chine la semaine prochaine pour s'entretenir avec l'Association de Chine des droits d'auteur pour les oeuvres écrites (China Written Works Copyright Society, CWWCS), qui l'accuse de violation des droits de reproduction, a confirmé dimanche Daniel Alegre, vice-président en charge des ventes et des opération de Google dans la région Asie-Pacifique, dans une communication téléphonique avec l'agence Xinhua.
Selon une estimation de l'association chinoise, environ 18 000 livres écrits par 570 écrivains chinois ont été scannés par Google et inclus dans sa bibliothèque numérique, Google Books, qui n'est accessible qu'aux abonnés des Etats-Unis. La plupart des écrivains n'a été ni informée ni payée, a indiqué l'association.
"Aucun des écrivains que nous avons contacté n'a autorisé Google à scanner ses livres", a indiqué Zhang Hongbo, directeur général adjoint de l'association, qui a qualifié de "très grave" la violation des droits d'auteur commise par Google.
De son coté, M. Alegre a indiqué qu'il comprenait que les auteurs chinois soient mécontents que leurs oeuvres aient été scannées mais il a souligné qu'il était difficile de contacter chaque auteur en raison de l'énorme quantité de livres traités.
Les abonnés d'Internet ne pourront que consulter ces livres sur Google. Ils ne pourront ni les lire ni les télécharger gratuitement, a-t-il ajouté.
Selon lui, Google et des organisations de droit d'auteur, tels que Authors Guild et l'association des maisons d'édition américaine, ont soumis samedi un projet d'accord à un tribunal américain mais celui-ci ne s'applique pas à la Chine, ce qui signifie que Google doit négocier séparément avec les auteurs chinois.
Google souhaite communiquer simultanément avec le maximum d'organisations représentants les auteurs, a-t-il ajouté. |