|
Une communication et un financement inappropriés, ainsi que des infrastructures de santé insuffisantes dans les zones rurales ont entravé les efforts que la Chine a entrepris dans la lutte contre le SIDA, prévient un expert médical. Et la situation pourrait se détériorer si aucune mesure efficace n'est prise, ajoute-t-il.
Selon Dai Zhicheng, président de l'Association chinoise de contrôle et de prévention des MST et du SIDA, la Chine a rapporté 218 107 cas de SIDA jusqu'à la fin du mois d'août dernier. Le nombre était de 214 300 un mois plus tôt.
Il a dit que le virus se répandait apparemment des groupes à hauts risques vers le commun de la population, et que différentes solutions devaient être élaborées pour lutter contre la maladie dans les localités touchées.
"Dans certaines provinces comme le Henan et le Yunnan, plus de 30 000 cas ont été rapportés, alors que le nombre est de moins de 2 000 pour le Tibet, le Qinghai, le Ningxia et la région autonome de Mongolie intérieure", a-t-il dit.
Si des mesures spécifiques étaient prises, le nombre pourrait être réduit dans ces régions au risque faible, a-t-il suggéré.
Dai s'exprimait à Shenyang, capitale de la province chinoise du Liaoning, vendredi, où l'équipe pour la promotion de la prévention et du contrôle du SIDA et du VIH était en visite pour aider à sensibiliser le public par rapport au SIDA.
Le partage de seringues par les drogués et le sexe restent les principales voies de transmission de la maladie, représentant 74,7% des transmissions.
|