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L'accord sino-européen sur le commerce des véhicules profite aux deux parties

French.china.org.cn | Mis à jour le 13. 10. 2026 | Mots clés : L'accord sino-européen
french.china.org.cn | 13. 10. 2026

Le consensus auquel sont parvenus la Chine et l'Union européenne (UE) concernant le commerce des véhicules hybrides et électriques préserve efficacement les intérêts des entreprises chinoises et empêche l'escalade des tensions commerciales bilatérales, a déclaré lundi le ministère chinois du Commerce.

En réponse à une question posée par des médias concernant les discussions relatives au commerce des véhicules hybrides et électriques, qui se sont tenues la semaine dernière à Beijing dans le cadre de la deuxième réunion du mécanisme de consultation Chine-UE sur le commerce et l'investissement, un porte-parole du ministère a indiqué que les deux parties avaient mené des consultations approfondies, fondées sur le respect mutuel et l'égalité, afin de traiter les différends commerciaux et de répondre à leurs préoccupations respectives.

« Les progrès réalisés dans le domaine commercial contribueront à créer un environnement des affaires et d'investissement stable, prévisible et durable, tout en soutenant un développement régulier, équilibré et sain des relations économiques et commerciales entre la Chine et l'UE », a précisé le porte-parole dans un communiqué en ligne.

Concernant les véhicules hybrides, la Chine et l'UE se sont entendues sur trois principes fondamentaux : le respect des réalités du marché, la non-discrimination, et le respect des règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a ajouté le porte-parole.

Selon Eurostat, l'office statistique de l'UE, les importations de véhicules hybrides en provenance de Chine ont bondi de 107 000 unités en 2024 à 302 000 unités en 2025. Sur la base de ces volumes de 2025, la Chine et l'UE ont conclu un accord prévoyant un ajustement à la hausse afin de garantir la capacité d'exportation et une croissance stable pour les constructeurs automobiles chinois, tout en répondant aux préoccupations légitimes des industries des deux régions.

Les deux parties ont convenu que les produits et entreprises chinois ne feraient l'objet d'aucun traitement discriminatoire et que les quotas alloués à la Chine ne seraient pas moins favorables que ceux accordés à toute autre source d'importation de l'UE, selon le ministère chinois du Commerce.

« Elles ont également confirmé que cet accord commercial devait être conforme aux règles de l'OMC, la Chine conservant l'intégralité de ses droits, y compris celui de recourir aux mécanismes de règlement des différends et d'obtenir des compensations commerciales », a précisé le porte-parole. S'agissant des véhicules électriques, ce dernier a souligné que les deux parties étaient parvenues à un « atterrissage en douceur » dans le dossier des droits compensateurs en janvier, lorsque l'UE a publié des orientations générales sur les engagements en matière de prix.

Tian Dewen, chercheur en relations internationales à l'Académie chinoise des sciences sociales de Beijing, a déclaré que ce dernier consensus marquait une nouvelle étape vers une approche plus institutionnalisée du règlement des différends commerciaux sino-européens dans le secteur automobile.

Yan Shaohua, directeur adjoint du Centre pour les relations Chine-Europe de l'Université Fudan, à Shanghai, a affirmé qu'en traitant leurs divergences commerciales via la consultation, la Chine et l'UE pouvaient offrir aux constructeurs automobiles chinois présents en Europe une plus grande clarté réglementaire et réduire les incertitudes du marché.

Haley Chen, directrice générale de l'antenne pour le sud-ouest de la Chine de la Chambre de commerce de l'Union européenne en Chine, a elle souligné que la poursuite du dialogue et des échanges entre la Chine et l'UE demeurerait essentielle pour renforcer la coopération économique et commerciale bilatérale.


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Source:french.china.org.cn