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La transition des moteurs de croissance devrait apporter de la stabilité à l’économie chinoise
La croissance économique chinoise devrait se stabiliser davantage au second semestre, alors que les décideurs politiques intensifient leurs efforts pour relever les défis structurels liés à la transition des moteurs de croissance et renforcent leur soutien à la demande intérieure, ont avancé des experts et des dirigeants d'entreprises.
Ces propos font suite à une réunion du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) tenue jeudi, qui a été présidée par Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du PCC. La réunion a appelé à accélérer la transition des anciens moteurs de croissance vers les nouveaux et à mettre en œuvre efficacement une politique budgétaire plus proactive ainsi qu’une politique monétaire accommodante.
Des économistes ont souligné que la réunion avait abordé des défis majeurs pour l'économie chinoise : l'expansion rapide des nouvelles industries, qui n'a pas encore compensé le ralentissement des secteurs traditionnels, l'insuffisance de la demande intérieure, ainsi que la divergence structurelle croissante.
« Il convient de ne pas se concentrer uniquement sur le renforcement des mesures de relance macroéconomiques et l'accélération des investissements dans les industries émergentes et la modernisation industrielle, mais aussi sur le soutien à l'emploi et aux revenus afin de favoriser une croissance plus large », ont-ils ajouté.
Zhu Feng, économiste en chef pour la Chine chez JPMorgan, a déclaré que la dynamique de croissance du pays devrait s'améliorer au troisième et au quatrième trimestre, mais que des divergences pourraient persister en raison de la transition des anciens aux nouveaux moteurs de croissance.
« Les nouveaux moteurs de croissance, portés par l'intelligence artificielle (IA) et l'économie intelligente, devraient continuer à soutenir les investissements connexes, la production de haute technologie et certains secteurs d'exportation, tandis que la demande intérieure, l'immobilier, l'investissement privé et la consommation de biens durables ont encore besoin de temps pour se redresser », a précisé M. Zhu.
L'économie chinoise a progressé de 4,7 % en glissement annuel au premier semestre, portée par la résilience des exportations et de la production industrielle, alors que les secteurs de la production de haute technologie ont bénéficié d'une vague mondiale d'investissements liés à l'IA. En comparaison, les ventes au détail sont restées faibles, tandis que l'investissement en capital fixe s'est contracté.
La croissance du PIB a ralenti à 4,3 % au deuxième trimestre. En juillet, l'indice des directeurs d'achat (PMI) officiel du secteur manufacturier a chuté à 49,2, selon le Bureau national des statistiques (BNS), qui a noté que la baisse de la demande du marché avait entraîné une contraction de l'activité manufacturière pour la première fois en cinq mois.
« La clé pour atteindre l'objectif de croissance annuel réside dans l'accélération de la mise en œuvre de la politique budgétaire et, si nécessaire, dans l'introduction de mesures budgétaires complémentaires, tout en optimisant l'utilisation des ressources publiques pour stimuler l'emploi et les revenus des ménages et ainsi dynamiser la consommation et l'investissement privé », a déclaré Zhu Feng.
La réunion de jeudi a indiqué que des mesures progressives, pragmatiques et efficaces seraient mises en place en temps opportun, et a appelé à intensifier les efforts pour préserver et améliorer efficacement le bien-être de la population.
La Banque populaire de Chine (BPC, banque centrale) s'est engagée samedi lors d'une réunion à utiliser pleinement les outils de politique monétaire et à procéder aux ajustements nécessaires pour maintenir une liquidité suffisante.
Yin Yanlin, directrice adjointe du Comité des affaires économiques du 14e Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), a déclaré que des émissions supplémentaires d'obligations du Trésor devraient être envisagées si nécessaire, ajoutant que la politique monétaire devrait abaisser le taux de réserves obligatoires (RRR) et les taux d'intérêt au moment opportun à mesure que les pressions inflationnistes importées s'atténuent.
Ming Ming, économiste en chef chez CITIC Securities, a indiqué qu'un instrument financier de 800 milliards de yuans (118,5 milliards de dollars) destiné à stimuler les politiques publiques devrait renforcer le soutien aux nouvelles infrastructures, notamment en favorisant les synergies entre les réseaux informatiques et électriques.
Selon la Commission nationale du développement et de la réforme (CNDR), les investissements dans les infrastructures de réseaux informatiques en Chine pourraient atteindre 4 000 milliards de yuans au cours du 15e Plan quinquennal (2026-2030). La CNDR a également souligné que les nouveaux moteurs de croissance, tels que l'industrie manufacturière de pointe, l'économie numérique et les services modernes, avaient contribué à plus de 40 % de la croissance économique au premier semestre de cette année.
Cette dynamique renforce la confiance des institutions internationales dans la transition économique de la Chine. Moody's Ratings a noté que les conditions de crédit en Chine devraient rester stables au second semestre grâce au soutien budgétaire et monétaire, à la vigueur des exportations et aux progrès technologiques qui compensent la faiblesse de la demande intérieure.
L’agence Goldman Sachs a elle prévu que l'économie chinoise devrait connaître une croissance de 4,6 % cette année, rentrant ainsi dans la fourchette fixée pour l'objectif annuel de 4,5 à 5 %.
| Source:french.china.org.cn | ![]() |
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