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Les allégations de « surcapacité » rejetées par la Chine

French.china.org.cn | Mis à jour le 29. 07. 2026 | Mots clés : supposée « surcapacité chinoise »
french.china.org.cn | 29. 07. 2026

Face au battage dans plusieurs pays étrangers concernant la supposée « surcapacité chinoise », des responsables et des experts chinois ont affirmé que cela ne faisait que politiser le commerce, détourner l'attention des problèmes économiques structurels de ces pays et masquer des mesures protectionnistes.

Ils ont déclaré que le développement industriel moderne de la Chine n’était pas un « Choc chinois 2.0 », mais plutôt une « Opportunité chinoise 2.0 » pour l'économie mondiale. Selon eux, de tels discours négatifs pourraient fausser le commerce mondial, déstabiliser les chaînes industrielles et d'approvisionnement, mais aussi freiner la croissance mondiale à long terme.

Leurs propos surviennent après que le ministère chinois du Commerce a publié mardi un document intitulé « Position de la Chine sur la question de la prétendue surcapacité », qui appelle à une « vision globale, objective et équitable » des questions de capacité et à la gestion des différends par une coopération ouverte et mutuellement avantageuse.

Avançant que la « surcapacité » est une caractéristique dynamique d'une économie de marché et que l'offre et la demande de capacités ne sont jamais durablement en équilibre, le document indique que les évolutions du paysage mondial des capacités reflètent la spécialisation et la coopération industrielles internationales.

Présentant le document lors d'une conférence de presse à Beijing, le vice-ministre chinois du Commerce Yan Dong a affirmé que « certaines économies, préoccupées par leur compétitivité industrielle et leur position sur le marché face à une croissance mondiale atone, ont invoqué à plusieurs reprises la notion de “surcapacité” pour justifier des mesures protectionnistes ».

Parallèlement, Washington poursuit son enquête ouverte en mars en vertu de l'Article 301 concernant des allégations de surcapacité structurelle et de surproduction dans les secteurs manufacturiers de 16 économies, dont la Chine, l'Union européenne (UE), le Vietnam et le Mexique. Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a déclaré que son bureau espérait conclure prochainement l'enquête et présenter une proposition susceptible d'entraîner l'imposition de droits de douane supplémentaires, a rapporté Reuters lundi.

Lin Weilong, directeur du département de recherche politique du ministère chinois du Commerce, a qualifié la décision américaine d’« acte typique d’unilatéralisme », affirmant que Washington n’avait pas le droit de qualifier unilatéralement la production de ses partenaires commerciaux de « surcapacité » et d’imposer des restrictions. Il a exhorté les États-Unis à renouer le dialogue, soulignant que la Chine se réservait le droit de prendre les mesures nécessaires.

Au-delà de l’enquête immédiate, des experts chinois ont mis en avant « des inquiétudes plus profondes aux États-Unis et en Europe quant à la compétitivité industrielle ».

Cui Fan, professeur de commerce international à l’Université de commerce international et d’économie de Beijing (UIBE), a avancé que le déclin relatif de la compétitivité manufacturière aux États-Unis et en Europe, notamment dans les secteurs émergents tels que les énergies propres, était en partie dû à un soutien politique incohérent et fluctuant.

Selon lui, « le discours sur la surcapacité occulte la contribution du secteur manufacturier chinois à l’économie mondiale », et « rejeter la faute sur la Chine ne résout en rien le problème ».

Tu Xinquan, doyen de l'Institut chinois d'études sur l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à l'UIBE, a avancé que les mesures commerciales américaines – allant des droits de douane de l’Article 301 aux droits de douane « réciproques » – constituaient une réponse à la montée en puissance d'une nouvelle grande puissance et à son impact sur l'équilibre des intérêts, le pouvoir et la division du travail.

« Les allégations de “surcapacité” chinoise ne diffèrent en rien des précédentes accusations de sous-évaluation de la monnaie ou de qualification d'“économie non marchande” », a soutenu M. Tu, selon qui « un tel discours vise clairement à semer la discorde ».

Le document ministériel remet également en question la logique économique sous-jacente à ce discours. « Des exportations importantes ou des excédents commerciaux ne sont pas synonymes de surcapacité », indique-t-il.

Il note que 80 % des puces américaines sont exportées, de même que les deux tiers des avions commerciaux de Boeing, et s'interroge sur la pertinence de considérer ces exportations comme une surcapacité.

Les excédents commerciaux reflètent la spécialisation mondiale et les dynamiques de l'offre et de la demande, et non une surcapacité, conclut le document.

Outre un accès élargi aux marchés, le développement industriel chinois, porté par l'innovation, offre au monde une « Opportunité chinoise 2.0 » plutôt qu'un « Choc chinois 2.0 » – une opportunité que les multinationales exploitent déjà.

Kilian Aviles, vice-président exécutif du groupe allemand Dekra et responsable de l’entreprise pour la région Asie-Pacifique, a déclaré que l'écosystème d'innovation chinois, alimenté par l'intelligence artificielle (IA), les technologies numériques et les technologies vertes, stimulait la productivité et contribuait au progrès technologique mondial.

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Source:french.china.org.cn